‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 363 sur 412 · Xénophon, Cymp<j(/w, I, HT, 2; VïU, i · texte numérisé non relu

Xénophon, Cymp<j(/w, I, HT, 2; VïU, i

2. HÉRODOTE, I, 71 ; V, 49; VII, 6!. Sthabon, XV in, 19. On porte encore en Perse, pendant Thiver, une jaquette de peau de mouton dont la laine est tournée à Tintérieur, pendant que le cuir parait au dehors.

3. Les termes dont se servent les historiens grecs à propos de l'épée perse conviennent bien à l'arme figurée sur les monuments. Hérodote l'appelle ey/^Eipiôiov (VII, 61) et Josëphe Çiofôiov {Ant.jud. XX, viii, 10).

4. L'ampleur do la chevelure n'est pas telle qu'il y ait lieu de croire ici à cet emploi de la perruque que Xénophon attribue aux Mèdes de haut rang {Ct/ropôdie, l, in, 2).

tiare et d'autres la calotte; il y en a qui ont la tête nue, ceinte d'une tresse de corde, comme chez les archers de Suse (pi. XU). Dans le registre supérieur dont il ne subsiste que le bas des figures, il y avait, derrière les doryphores, des chevaux conduits en main et un char.

473. — PeniépoHs. Les introducteurs des tributaires. Flandin et Coste, Perse ancienne^ pi. CIX.

détail conforme aux descriptions du cortège royal que nous ont laissées les historiens (pi. IV).

Adroite, ce ne sont pas des gardes qui précèdent le cortège. En avant des principaux groupes qui le composent, marchent des personnages où les voyageurs reconnaissent ces introducteurs officiels par qui euxmêmes ont été présentés au chah quand ils ont obtenu de lui l'honneur d'une audience. Sur les bas-reliefs comme aujourd'hui à Téhéran, ces chambellans sont pourvus d'une grande canne, marque distinclive de la fonction qu'ils remplissent, et ils tiennent par la main les visiteurs

TOMK V.

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qu'ils amènent ainsi au pied du trône (fîg. 473). Le rôle joué ici par ces officiers de cour est un premier indice du sens qu'il convient d'attribuer à ces tableaux, et ce sens apparaît plus clairement encore lorsqu'on examine l'un après l'autre ces différents groupes. On a là une traduction plastique et comme la mise en scène d'un verset de l'inscription de Béhistoun* : « Darius le roi déclare : Voilà les provinces qui me sont échues, sous la protection d'Ahura-Mazda ; elles m'étaient soumises, elles rn apportaient leurs tributs ; mes ordres y étaient exécutés la nuit et le jour. » Les figures qui se succèdent sur cette paroi, ce seraient donc celles des délégués par l'entremise desquels les nations que comprenait l'empire perse allaient offrir au roi chacune ce que son pays produisait de plus singulier et de plus précieux. Ces hommages et ces présents apportés au souverain sont de tradition, maintenant encore, dans la fête du Norouz ou de l'équinoxe du printemps, fête que les Perses disent avoir été instituée par Djemchid, en l'honneur du soleil, qui, à ce moment de l'année, reprend toute sa force et ravive la nature ^ L'islamisme, malgré la guerre acharnée qu'il a faite aux restes de ce passé qu'il abhorre, n'a point réussi, dans l'Iran, à déraciner cet usage; il est donc très probable que, comme le veut la croyance populaire, l'institution de cette solennité remonte à une époque très reculée, et que, dès le temps des Achéménides, la fête comportait déjà ce défilé des sujets et des vassaux venant verser dans les mains des trésoriers les tributs prescrits, et surtout s appliquant à plaire au souverain par quelque cadeau qui sortît de l'ordinaire et qui parût digne d'attirer un instant son attention.

Quand on part de cette idée, on s'explique la place que les animaux occupent dans cette partie de la procession : les uns y figurent pour leur taille, pour leur beauté exceptionnelle, et les autres pour leur rareté, pour Tétrangeté de leurs formes. C'est au premier titre que l'on y voit paraître des béliers, et surtout des chevaux, ici conduits en liberté, là richement harnachés, et traînant un char (fig. 474)'; les historiens parlent de ces coursiers niséens qui, dans les provinces septentrionales de l'empire, étaient élevés pour les éeuries royales*. A côté, il y a des bêtes curieuses, plutôt destinées aux parcs de chasse du monarque ou aux ménageries qui en dépendaient. Tel est le zébu, ou bœuf bossu

i . Colonne I, § 7.

2. Sur la fête du Norouz, voir Gobineau, Histoire des Perses^ t. I, pp. 408-109.

3. Notre dessin a été exécuté d'après une photographie de Toriginal qui est au Blusée Britannique.

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