Cône scarabéoi de, jaspe vert
figure de Cyrus, à Pasargade, nous a fourni un si curieux exemple. C'est l'image d'Ahura-Mazda, planant dans le champ, qui donne
aussi le caractère d'une œu- Î?'W ^ ^ ' ^"îf^i'^ vre perse à un beau cône en [ 1 ' ,-fSK SS>5^ 1 calcédoine saphirine que
M. Dieulafoy a rapporté de Suse (fig. 503). Au-dessous de ce symbole de la divinité, le buste du roi, encadré d'un cercle, et, desMeux côtés de cette effigie, deux sphinx ailés, coiffés du pchent, Turaens au front. L'influence de l'Egypte est encore ici très sensible. C'est plutôt celle des modèles assyriens que l'on sentirait dans un cylindre qui appartient à M. G. Schlumberger*. Les deux sphinx ailés qui s'y font pendant ont, comme les taureaux qui veillent en Assyrie aux portes des palais, une tête humaine, couronnée de la tiare (fig. 504). Ils lèvent la patte comme pour protéger la plante sacrée qui les sépare. La partie supérieure du champ est occupée par le disque ailé, surmonté de l'image de la divinité, comme sur tous les monuments des Achéménides.
La tête est endommagée. A gauche et à droite du dieu, on voit le soleil et le croissant. L'image se complète par un palmier qui occupe la face opposée à la plante sacrée et qui remplit l'espace libre entre les extrémités des deux ailes. Au-dessus des sphinx court une légende araméenne en caractères de l'époque perse. Les lettres en sont nettes et d'un très bon style, et la lecture de ce texte lève tous les doutes qu'un examen superficiel pourrait faire concevoir sur l'authenticité du monument. Elle paraît devoir se traduire ainsi :
Sceau de Milras, fils de Saïli.
Mitras est un nom perse ; il y a là une raison de plus pour rattacher
1. Ph. Berger, Cylindre perse avec légende araméenne {Gazette archt'olofjùjue, 1888» pp. 143-144).
i)03. — Cône. Louvre.
Diamètre du cachet, 0™,02.