Strabon, XV, m
499. — Cône scarabéolde. Calcédoine saphirinc. Dessin de Saint-Elme Gautier.
de fioritures, que Ton rencontre sur les cylindres chaldéens*. Si donc on persiste à tirer parti de ce trait du costume pour trouver au monument une explication historique, peut-être serait-il plus naturel de chercher ici le chef de Tune de ces révoltes des Babyloniens qu'eurent plusieurs fois à comprimer les premiers rois Perses. Tout ce que Ton peut d'ailleurs dire avec certitude, c'est que l'artiste a voulu, paf la composition qu'il gravait sur ce cylindre, perpétuer le souvenir d'une récente victoire du souverain, et que Touvrage, d'un style assez ferme, est meilleur que le cachet où se lit le nom de Darius. Je le croirais plus ancien; peut-être est-il contemporain de ce bas-relief de Béhistoun qu'il rappelle à tant d'égards.
On retrouve l'archer, avec la tiare crénelée, sur une pierre scarabéoïde du Cabinet de Paris (fig. 499)^ Les cachets perses datent du temps où la forme du cylindre commençait à céder le pas à celle du scarabée avec toutes ses variétés et à celle du cône. Un thème qui paraît avoir été fort en faveur à cette époque, dans les ateliers où Ton gravait sur pierre dure, c est celui du roi aux prises avec le lion ou avec un de ces monstres qu'il terrasse à Persépolis. On voit le prince luttant avec le lion sur un cône de calcédoine blanche qui a été trouvé à Persépolis par Coste et Flandin (cul-de-lampe du chapitre II). Sur un cône à pans coupés qui provient de Pharsale, il lutte contre le giiffon (fig. 500) ^ Ailleurs il est représenté entre deux animaux que, de ses bras étendus, il tient à dislance, motif emprunté à l'ornemaniste assyrien*. Ici, sur un cylindre du Musée de la Haye, ce sont des monstres ailés, à cornes de chèvre (fig. 501). Un cône scarabéoïde du Cabinet de France reproduit à peu près le même thème, avec cette différence que le roi paraît avoir sous les pieds une barque du soleil qui, en Egypte, sert souvent de support au roi, considéré comme fils de l'astre-dieu. (fig. 502). Il y aurait donc là trace de ce mélange des styles dont la