‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 384 sur 412 · Antiquités du Bosphore Cimmérien, pi. XVI, fig. îi · texte numérisé non relu

Antiquités du Bosphore Cimmérien, pi. XVI, fig. îi

2. On trouvera quelques autres pierres gravées, analogues à celle que nous venons de décrire, dans le Catalogue d*une collection dHntailks asiatiques, publié par A. de Gobineau [Revue archéologique, n. 5., 1874, t. 27). Voir particulièrement les n** 47 à 60.

ainsi les pièces qui ont été frappées, au cours de cette période, par Tordre des rois Achéménides, dans des conditions analogues à celles où ont été exécutés les cachets dont nous avons mis un choix sous les veux du lecteur.

Ji 6. — LA GRAVURE EN MÉDAILLES.

Quand on parle de monnaies perses^ il faut entendre ce terme au même sens que celui à' intailles perses^ et ne l'employer que sous le bénéfice des mêmes réserves; encore y a-t-il une différence, qui est toute au profit des intailles. Sans doute il n'est pas probable qu'aucune de celles-ci soit l'œuvre d'une main perse; mais pourtant elles ont été d'un emploi courant dans toute l'Asie antérieure; elles ont servi de sceaux aux princes et aux chefs du peuple conquérant. Ce qui le prouve, ce ne sont pas seulement les légendes et les types qui y sont gravés; c'est aussi le fait qu'on les trouve un peu partout, en Médie, en Perse et en Mésopotamie non moins que dans les provinces occidentales, riveraines de la Méditerranée; on en a recueilli à Persépolis et à Suse. \\ n'en est pas de même des monnaies, de celles mêmes qui ont été émises au nom du Grand Roi et où Ton est le plus sûr de reconnaître son effigie. On n'en a point, que je sache, ramassé à Persépolis, et, dans ses deux campagnes de fouilles, où il a remué tant de terre, M. Dieulafoy n'en a pas recueilli une seule parmi les décombres de la citadelle et des palais de Suse. Ce n'est pas là l'effet du hasard; dans ces tranchées, les ouvriers ont découvert des monnaies parlhes, et surtout des monnaies sassanides en assez grand nombre. Si les espèces contemporaines des héritiers de Cyrus font défaut dans le butin de la mission, c'est que, sous ces princes, l'usage de la monnaie ne s'était pas encore répandu dans l'intérieur de l'empire: il ne s'y est introduit, et peut-être assez lentement, qu'après la conquête d'Alexandre, sous ses successeurs. Jusqu'alors, dans toutes les contrées dont les habitants n'étaient pas en contact et en rapport direct avec les Grecs, les échanges avaient continué à se faire, comme autrefois dans les empires chaldéen et assyrien, au moyen de lingots d'or ou d'argent pesés à la balance. Les anciens l'avaient déjà remarqué : dans le trésor des rois de Perse, à Suse, l'argent monnayé n'entrait que pour une faible part * ;

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