‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 385 sur 412 · Polyoli^a cité par Strabon, XV, m · texte numérisé non relu

Polyoli^a cité par Strabon, XV, m

8oH LA PERSE.

Alexandre y trouva une valeur de 40 000 talents d'argent en métaux bruts et seulement de 9000 talents d'argent en monnaie d'or*. Le souverain n'avait aucun intérêt à accumuler dans ses coffres une quantité considérable de ces espèces; elles ne circulaient pas dans la région où il tenait sa cour, d'Ecbatane à Suse et à Babylone; il lui suffisait d'en avoir assez sous la main pour offrir, au besoin, un cadeau à quelque ambassadeur de Sparte ou d'Athènes, pour récompenser les senices d'un médecin ou d'un sculpteur grec.

D'autre part, Tempire possédait à l'ouest du Liban, de l'Amanuset du Taurus, de riches provinces qui, lorsqu'elles furent conquises par Cyrus, avaient déjà, depuis quelque temps, contracté l'habitude d'appli- (juer à toutes les transactions commerciales l'emploi de la monnaie; le pouvoir central ne pouvait consentir à n'y solder ses achats et à n'y payer ses agents qu'au moyen des monnaies locales. C'eût été déchoir aux yeux de ses sujets que d'abdiquer un des droits du souverain, celui qu'avait exercé avec tant d'éclat cette royauté lydienne à laquelle la royauté perse avait succédé en Asie Mineure. Il semble que, sous Cyrus et Cambyse, l'atelier monétaire de Sardes ait encore continué de fabriquer et d'émettre, pour le compte du Grand Roi, avec les tailles et les types antérieurs, les statères d'or et d'argent auxquels élaienl accoutumées les populations de cette contrée ; mais quand Darius réorganisa Tempire, il sentit la nécessité d'offrir ou plutôt d'imposer à ces peuples une monnaie dont le type appartînt en propre aux nouveaux maîtres de l'Orient et rendît ainsi partout présente à l'esprit l'idée de leur puissance; il décida de la substituer, dans toute celte région, à celle qui rappelait le souvenir de l'ancien ordre des choses. C'est ce qu'Hérodote atteste en ces termes : « Darius battit monnaie avec de l'or auquel il avait fait donner, par l'affinage, toute la pureté possible ^ » Ces pièces, où Tor est en effet presque pur d'alliage, ce sont les Dari^ues, si souvent mentionnées paroles écrivains grecs et dont les exemplaires abondent dans les collections \ Dès que cette émission eut été résolue, il fut frappé des quantités considérables de la nouvelle monnaie. Ainsi, au rapport d'Hérodote, dès [le commencement du règne de Xerxès, le lydien Pythès, tyran de Célènes, possédait 3993000 dariques dV*. Que le chiffre soit exact ou non, peu importe; pour que Thistorien ail

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