‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 390 sur 412 · Siclc. Argent. CoinagCy pi. I, fig · texte numérisé non relu

Siclc. Argent. CoinagCy pi. I, fig

500. — Double darique d'or. Barclay Ilend, Coinage, jil. I, fig. 22.

510. — Double sicle. Argent. Barclay Head, Coinage^ pi. III, fig. 1.

leurs tétradrachmes d'ancien style bien longtemps après que, chez eux, les sculpteurs avaient déjà renoncé aux conventions toutes primitives que leurs metgistrats monétaires maintenaient en usage dans les ateliers dont ils avaient la direction.

Ces sicles portent sur une de leurs faces, que nous appellerons le droit, un type qui représente, sous divers aspects, le puissant souverain duquel relèvent également, quel que soit leur régime intérieur, toutes les cités où étaient frappées ces monnaies ; le type du revers change suivant les provinces; c'est la marque particulière du peuple ou du dynasle local. Voici par exemple la combinaison que présentent celles de ces pièces dont il paraît avoir été lait les plus fortes émissions (fig. 510). Au droit, le roi sur son char; le prince et le cocher ont même attitude que le cachet de Darius; mais, ici, le roi n'est pas en chasse; les chevaux marchent au pas, et derrière lui un serviteur porte le sceptre et un vase à parfums. Au revers, une galère de combat, emblème qui convient fort bien à une ville maritime comme Tyr, ou qui indique que la pièce était destinée au paiement des matelots. Les lettres phéniciennes que l'on aperçoit dans le champ, quelquefois des deux côtés (fig. 510), parfois d'un côté seulement (fig. 5H), attestent que la frappe a eu lieu en terre syrienne. Celles que l'on voit au revers et qui varient d'une pièce à l'autre semblent indiquer les dates des années du règne. Ce qui ferait croire que ces pièces sortaient d'un atelier royal, c'est que, le type restant d'ailleurs toujours le môme, le personnage qui suit le char change d'aspect ; il y a des pièces où il porte le pchent. Celles-ci auraient été frappées en Egypte et d'autres en Phénicie et en Cilicie*.

L Si nous n'avons pas reproduit la pièce que M. Dieulafoy représente au quadruple de l'original [Vart antique de la Perse, III, fig. 122), c'est qu'elle n'a rien, ni au droil, ni au revers, qui la rattache à la série que nous étudions. Les tyjies en sont d'un côté la chouette athénienne avec le crochet et le lléau, symboles égyptiens, de l'autre un Mel-

511. — Double sicle. Argent. Barclay Head, Coinage, pi. II, 19.

Double sicle. Argent. Barclay Head, Coinage^ pi. II, 4.

Le retour des mêmes types, légèrement modifiés, ainsi que celui de lettres phéniciennes assignent la même provenance à une autre série de pièces dont il y a plusieurs variantes. Au droit, le roi sur

son char; ici les chevaux galopent; à côté, c'est-à-dire devant eux, court un animal qui a Tair d'une chèvre sauvage.

Au revers, un mur de ville avec cinq tours crénelées el, en avant, le navire de guerre.

En dessous, à l'exergue, deux lions adossés (fig. 512). Celle image de la forteresse près de laquelle est mouillée la galère se retrouve sur une autre pièce (fig. 513); mais le côté principal de celle-ci présente un autre groupe, qui nous est connu par les bas-reliefs et par

les pierres gravées; c'est le combat du roi et du lion. Ce même combat orne le revers d'une monnaie frappée à Tarse, comme l'indique la double légende grecque et araméenne du droit, où le roi est figuré debout, tenant d'une main la lance, et, de l'autre, un objet qui ressemble à la croix ansée. Dans le champ, une fleur de lotus (fig. 514).

Dans d'autres de ces pièces qui forment ainsi comme une annexe du monnayage royal, c'est le type consacré de la darique qui réparait sur

l'argent, avec des additions qui en modifient le caractère. Ainsi l'on possède plusieurs exemplaires d'une pièce où se lit, à côté de l'archer agenouillé, la légende TTYeAroPHS (fig. 515) ; au revers un carré creux. Ce nom, écrit en dialecte ionien, est celui de quelque tyran, d'ailleurs inconnu, qui a dû gouverner, au cinquième siècle, à titre de vassal du Grand Roi, une des villes de la satrapie dont Sardes était la capitale. Ailleurs, même image au droit, mais sans inscription, et, au revers, au lieu d'un carré creiKt, l'image d'un cavalier qui

karth chevauchant sur un cheval marin au-dessus des Ilots où nagent dos dauphins. Barclay V. Hoad (Historia numonm, p. 674, fig. 3a6) Tattribue à Tyr; il y a parfois des lettres phéniciennes, un rw/m, un ain à côté de la chouette.

")\'A. — Double sicle. Argent. Barclay Head, Coi nage, pi. II, 4.

Page 1