‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 393 sur 412 · Waddington, Mélanges de numismatique, 1861, p. 9G · texte numérisé non relu

Waddington, Mélanges de numismatique, 1861, p. 9G

monnaie a prêtée à sa figure. C'est donc plutôt le portrait d'un satrape qu'il faut chercher ici.

Les pièces que nous venons de réunir n'appartiennent pas toutes au môme système pondéral, ce qui suffit à prouver que la plupart d'entre elles ne sont pas sorties, à proprement parler, des ateliers royaux. Nous n'avons pas à discuter ici tous les problèmes qui se

posent à ce sujet; peu nous importe de savoir à quelles restrictions le roi soumettait, en théorie et dans la pratique, le droit de monnayage qu'il laissait aux villes, aux dynastes et à ses satrapes. 11 est sans doute difficile de fixer la limite qui sépare les pièces frappées par ordre du Roi de celles où les petits États vassaux, soit pour attester hautement leur fidéhté, soit plutôt encore pour assurer à leurs espèces une circulation plus étendue, mettaient sur une des faces de leurs sicles une image qui témoignait de leur liaison avec le grand empire et de la place qu'ils y tenaient. Ce qui nous intéressait, c'était de montrer par quelques exemples choisis comment les graveurs sur pierre et les graveurs sur médailles ont popularisé les types que la statuaire avait créés, dans les capitales de l'empire, les formes et les symboles dont elle s'était servie pour exalter la royauté, pour imprimer dans tous les esprits l'idée de sa puissance et de sa majesté.

520. — Tëtradrachnie. Argent. Barclay Head, Coinage, pi. III, 24.

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