‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 82 sur 412 · XéxoPHox, Anahase^ V, vu, H · texte numérisé non relu

XéxoPHox, Anahase^ V, vu, H

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soldats, dont beaucoup d'excellents cavaliers*; mais ce qui ressort de leurs paroles, c est que la puissante cité maritime était tenue de s'assurer la bienveillance de ces princes, qui auraient pu la tenir bloquée dans son enceinte fortifiée; n'étaient-ils pas maîtres des routes que suivait tout son commerce avec la Phrygie, avec la Cappadoce, avec d'autres producteurs plus éloignés encore qui, par les défilés du Taurus, envoyaient leurs marchandises jusque dans le bassin de THalys? Un double courant traversait ainsi la Paplilagonie. Les caravanes qui parlaient du littoral, serpentiintavec lenteur par les sentiers de la montagne, emportaient les objets de louf genre que fabriquaient les ateliers des villes ioniennes; à leur tour, elles rapportaient, outre des peaux, des laines et des grains, outre des substances minérales, telles que le minium ou vermillon, les étoffes, les tapis, les bronzes, les terres émaillées, les bijoux, les ivoires, tout le luxe de TOrient. Ces denrées passant par les terres des Paphlagoniens, ceux-ci n'avaient pu échapper complètement à l'influence de ces deux civilisations, la grecque et l'asiatique, entre lesquelles ils servaient d'intermédiaires. Les transactions où ils étaient mêlés les mettaient forcément en rapport avec des nations policées; ces relations

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