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4. Le seul passage où il soit question des dimensions du nouveau temple (Esdras, vi, 34) est obscur.
Dans le discours que Josèphe fait adresser par Hérode aux Juifs, il est dit de la manière la plus formelle que le temple d'après l'exil a « 60 coudées de moins en hauteur que celui de Salomon », et, plus loin, que « nos pères n'ont pu construire un édifice semblable à l'ancien temple en grandeur et en majesté » (An*, jud., XV, xi, i). Un verset du prophète Aggée (ii, 4) montre aussi que la première impression produite sui les contemporains par l'aspect du nouveau temple fut celle d'un contraste douloureux entre l'ancienne splendeur et la médiocrité présente.
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les attacherait peut-être à sa dynastie; il voulut reconstruire le temple. Comme beaucoup de despotes orientaux, il avait d'ailleurs la passion des bâtiments; des édifices magnifiques furent élevés à ses frais jusque dans des villes de la côte qui faisaient partie non de son royaume, mais de la province de Syrie.
Le temple lui-même ne pouvait être agrandi. Ses dimensions principales étaient fixées par une tradition bien des fois séculaire. Tout ce que pouvait se proposer le nouveau Salomon, c'était de rendre au sanctuaire, par toutes les somptuosités d'une décoration fastueuse, la splendeur qu'il avait eiie autrefois, et surtout de mieux l'entourer, de développer, dans une très large proportion, les bâtiments accessoires, les cours et les portiques. Il résolut donc de faire l'enceinte extérieure plus vaste et plus haute* ; il la doubla, dit Josèphe^. De quatre stades de circuit, il la porta à six', tout en conservant un stade au petit côté*, ce qui donne bien une aire double en surface. De carrée, la surface était devenue un parallélogramme, dont le petit côté avait un stade (185 mètres) et le second deux stades (370 mètres).
Ces mesures, données de mémoire et sans aucune prétention à une exactitude d'arpenteur, n'ont de valeur que comme proportion relative. Le quadrilatère est irrégulier, et d'ailleurs, à moins que Josèphe n'ait employé là un autre stade que le stade olympique, les chiflTres qu'il indique sont très sensiblement au-dessous de la réalité. Tout ce qu'il faut retenir de son évaluation, c'est que, dans l'enceinte d'Hérode, le rapport de la longueur à la largeur était bien celui que l'on retrouve, à peu de chose près, dans le Haram actuel, celui du double.
Hérode ne pouvait élargir sensiblement le péribole de l'est à l'ouest ; la dimension en était limitée, dans ce sens, par les deux ravins qui flanquaient le Moria, la vallée du Cédron et le Tyropœon. C'est dans l'autre sens, sur la ligne nord-sud, qu'a dû porter le développement. De ce côté, la crête naturelle du roc descend rapidement vers le midi, vers le confluent des deux ravins. Aussi toute la partie sud du Haram
i. JosÂPHE, Ant, jud., XV, xi, I : Me^Cco xe tôv Ttep^CoXov xai îcpoç C^jkk oiÇtoj:p6^<jrrcov tye^peiv.