‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 105 sur 381 · Histoire de l'Art, l. III, pp. 108-109 et fig · texte numérisé non relu

Histoire de l'Art, l. III, pp. 108-109 et fig

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Le pillage et la destruction du temple par les Chaldéens ne durent atteindre en rien ces substructions dont le pied, attaché au roc, était déjà en partie enterré et, par suite de ces destructions, dut Têtre jusqu'à une plus grande hauteur encore. La réfection du temple fut ainsi chose facile : on commença par relever Tautel « sur son emplacement », c'est-à-dire sur l'emplacement qu'il avait occupé autrefois*; il existait encore des vieillards qui, dans leur enfance, avaient vu debout le premier temple*. Mais la bande d'exilés qui était venue réoccuper Jérusalem était pauvre et peu nombreuse ; elle engagea des tailleurs et des charpentiers phéniciens ; elle fit venir du Liban des poutres et des planches de cèdre ^ ; mais elle ne put réclamer et payer le concours de ses industrieux voisins que dans une mesure très restreinte. Nous avons peu de renseignements sur le second temple, qui fut construit très rapidement et consacré par Zorobabel en 516. Si l'on donna au sanctuaire proprement dit les mêmes dimensions, la décoration dut en être beaucoup plus simple ; la hauteur des porches fut bien moindre et les dépendances furent moins spacieuses*. Ce temple dura près de cinq siècles sans qu'il paraisse y avoir été fait de grands changements ; il ne lui arriva point malheur pendant les guerres des Machabées contre les Séleucides ni lorsque les Romains s'emparèrent de la Syrie; il fut pris, mais respecté par Pompée.

La dernière transformation du temple eut lieu sous Hérode. Elle fut radicale. Hérode n'était pas Juif, mais Iduméen ; arrivé au trône par la faveur des Romains, il avait beaucoup à se faire pardonner par la nation turbulente qu'il gouvernait; on le haïssait pour son origine étrangère, pour son étroite liaison avec les maîtres païens de la Syrie, pour ses cruautés ; il avait fait périr ce qui restait de la race illustre et aimée des Asmonéens. L'idée lui vint de conquérir la popularité par une entreprise qui flatterait l'orgueil des Juifs et dont le souvenir

i . Esdras, m, 3.

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