‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 117 sur 381 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

Id., ibid., p

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^n LA JUDÉE.

tagnc sainte. « Ce sera, dit-il lui-même, la place de mon li*ÔDe, la place où je poserai mes pieds, où j'établirai ma demeure au milieu des enfants d'Israël, à tout jamais*. » C'est là que les prêtres lui apporteront les offrandes et les prières de toute la nation ; en retour, il répandra sur elle, à perpétuité, ses grâces et ses bienfaits, que symbolise cette source de vie qui jaillira du pied de l'autel pour aller fertiliser le désert de Juda, pour adoucir et rendre poissonneuses les eaux amères du lac Asphaltite-.

Voici comment débute le récit de la vision dans laquelle le prophète évoque l'image du temple tel que le verra renaître la Jérusalem nouvelle, la Jérusalem radieuse des siècles de paix et de joie : « La vingt-cinquième année depuis notre déportation, au commencement de l'année, le dix du mois, quatorze ans après la ruine de la ville, ce jour-là même, la main de l'Éternel me toucha, et il m'y transporta. C'est en extase qu'il me transporta dans le pays d'Israël et qu'il me plaça sur une très haute montagne, sur laquelle il y avait, du côté du midi, comme une masse de constructions. Et, quand il m'y eut transporté, j'y vis un homme dont l'aspect était comme celui de l'airain; il tenait dans sa main un cordeau de lin et une perche à mesurer, et il était placé à la porte. Et cet homme m'adressa la parole : « Fils d'homme, ouvre les yeux et regarde, prête l'oreille et écoute, et fais attention à tout ce que je vais te faire voir ; car c'est pour le faire voir que tu as été transporté ici, et ce que tu vas voir, annonce-le à la maison d'Israël. » Et je vis un mur qui régnait tout autour du temple, et l'homme tenait dans sa main la perche à mesurer'... » Sur les pas de son guide divin, le poète franchit ensuite les portes de l'enceinte, il en traverse les cours, il pénètre jusque dans le sanctuaire, et partout il relève toutes les mesures que prend son conducteur et il note tout ce qu'il voit sur son chemin. Les entrées, les vestibules, les piliers, les salles, les ornements, les sculptures, les meubles, tout est mis à sa place, tout est soigneusement enregistré. Il n'est pas jusqu'à tel crochet qu'il n'aperçoive et qu'il ne signale au passage.

On n'a jamais contesté la valeur historique des descriptions du Livre des Bois et des Chroniques ; en revanche , on a souvent affirmé qu'il n'y avait rien, dans Ézéchiel, qui eût ce même caractère, sauf ce qui ne serait guère que la répétition des renseignements contenus dans

i. Ézéchiel, xuii, 7.

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