IL, XLiii
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raies adossées au temple, de celles du rez-de-chaussée*; la seule indication de ce genre qui soit vraiment importante, dans sa description, concerne le pylône de la porte orientale du parvis extérieur*. Pour le sanctuaire et pour le pylône qui le précède, dans le monument de Salomon, les Rois et les Chronigties présentent deux chiffres qui paraissent au premier abord assez difficiles à concilier. Quant aux bâtiments secondaires, il n y a pas même un indice qui nous mette sur la voie. Rien enfin, nulle part, qui nous suggère même une conjecture au sujet du système de proportions d'après lequel aurait été réglée Tordonnance des façades. Nous avons beau chercher, il ne nous est rien dit ni du galbe des colonnes, ni de leur plus ou moins d'écartement, ni du profil des moulures et de la valeur des saillies que font sur le nu du mur les plinthes et les entablements. Dans la restauration projetée, comment résoudre ces questions, si l'on ne veut pas les trancher au hasard et par un pur caprice?
Pour offrir de tous ces problèmes des solutions qui soient au moins très vraisemblables, il suffit de se rappeler dans quelles conditions et par quelles mains avaient été élevés sur le Moria les édifices que les contemporains de Salomon avaient si fort admirés. A vrai dire, il n y à jamais eu d'art hébraïque; il n'y en a pas plus au temps d'Ézéchiel qu'au temps de Salomon. Le premier temple était un ouvrage exécuté en Judée, pour le compte d'un roi d'Israël, par des entrepreneurs et des ouvriers phéniciens. Ceux-ci, dans certains détails de la distribution et du décor, ont certainement tenu compte du programme que leur avait tracé le souverain qui les avait engagés ; ils ont approprié l'édifice aux exigences particulières du culte de lahvé; ils se sont abstenus d'y répandre ces images de Melqart, d'Astarté, de Bes qu'ils prodiguaient ailleurs, quand .ils travaillaient pour leurs propres princes ou en vue de l'exportation. C'est dans cette mesure seulement qu'ils ont pu modifier leurs habitudes; mais ils n'ont pas changé de procédés, de module et de goût parce qu'ils travaillaient à Jérusalem au lieu de travailler à Tyr ou à Kition ; leur style est resté celui que nous avons essayé de définir quand nous avons étudié la Phénicie^ Nourri dans le premier temple, Ézéchiel ne connaissait pas d'autre style que celui dont les traits principaux lui étaient devenus familiers par toutes les premières impressions
i. Ézéchiel, xli, 8.
2. Id., XL, 14. Ou a cru que le texle de ce passage était altéré; nous aurons à discuter ce soupçon.