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allusion à la différence de niveau des deux cours principales. Ce dallage n'est d'ailleurs pas tout entier libre et dégagé; É/échiel, débouchant par la porte orientale dans la grande cour, voit, dit-il, trente chambres sur le dallage. Faut-il prendre ce chiffre au pied de la lettre? Qu'on lui attribue une valeur absolue ou seulement approximative, faut-il croire que ce chiffre comprenne toutes les chambres ménagées sur les quatre côtés de la cour ou qu'il s'applique seulement à celles de la face orientale? Nous pencherions vers cette dernière hypothèse; après avoir franchi le seuil, Ezéchiel se retourne, il regarde et il indique ce qu'il aperçoit à droite et à gauche. Si cette mention ne revient pas après la description des deux autres portes de ce parvis, c'esl qu'il ne décrit celles-ci que très sommairement; du moment que les portes sont pareilles, il doit en être de même du dallage qui les encadre et des bâtiments qu'il supporte. Trente chambres, ce serait d'ailleurs trop peu pour meubler les côtés de cette vaste esplanade. Il est vraisemblable qu'il y en avait à peu près ce nombre sur chacune des faces. Le mot hébreu que l'on a traduit par chambres est d'ailleurs loin d'avoir un sens précis; il peut s'entendre àla fois de magasins, déloges où couchaient les esclaves, d'appartements qui servaient de demeures ou de bureaux à des personnages plus ou moins importants*. Rien n'oblige à supposer qu'un type unique ait été adopté pour ces bâtisses. On y a mis ici une diversité qui ne nuit pas à la symétrie. Toutes les constructions sont adossées au mur d'enceinte; les plus profondes, de petites maisons, ouvrent sur le dallage, et les autres, de simples cellules, sur le portique qui figure au miheu des faces, dans le voisinage des portes. Les groupes similaires ont partout été assujettis aux mêmes alignements.
Le texte ne parle pas de portique; mais s'il n'y en avait pas eu, tout au moins sur une partie du pourtour de ce parvis, où donc la foule qui fréquentait cette esplanade aurait-elle pu trouver un abri , Tété contre les ardeurs du soleil, l'hiver contre les pluies souvent lorren-
\ . Dans l'Ancien Testament, il est fait d'assez fréquentes allusions à ces salles. Jérémir (xxxv, 4) mentionne la salle des fils du prophète Hanan^ laquelle est à côté de la salle des ministres, au-dessus de celle du garde du seuil. Ailleurs (xxxvi, iO), il parle de la salle de Gemargia, fils du secrétaire Safan, dans la cour supérieure, à Ventrée de la porte neuve du temple. Voir aussi H Rois, xxm, \\, où il est question du logis de l'eunuque Méthanmélec, qui habitait le Parvar, et Néhémie (x, 38-39), qui parle dès chambres et des greniers de la maison de Uieu. Gomme aujourd'hui les mosquées, le temple devait comprendre ce que les musulmans appellent la tnédressé, c'est-à-dire une école, où l'on enseignait à lire et à expliquer la loi. Tout cela suppose un assez grand nombre de pièces plus ou nioin*; spacieuses.
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tielles? Le portique était trop nécessaire, il était trop dans les habitudes du pays et du temps pour que Tarchitecte ne lui ait pas réservé sa place autour du parvis, et c'est peut-être pour ce motif qu'Ézéchiel ne s'arrête pas à le décrire. En tous cas, il y fait allusion, là où, voulant donner une idée des édifices à trois étages qui flanquaient les deux cours latérales du temple, il dit qu'ils n avaient pas de colonnes pareilles aux colonnes des course On a beaucoup cherché ce que pouvaient être ces colonnes des cours ; le plus simple n'est-il pas d'y reconnaître les supports de ces galeries couvertes que nous avons rencontrées partout s'étendant à Tentour du temple sémitique, que nous Tayons étudié en Phénicie et à Cypre, dans le maabed d Amrith et dans les images que nous avons des sanctuaires de Byblos et de Paphos, ou que nous l'ayons retrouvé, avec les principales dispositions qui le caractérisent, dans la grande mosquée de la Mecque et dans celle de Touloun, au Caire*.
De la cour extérieure nous passons à celle que l'on appelait la cour intérieure^, la cour des prêtres^, la cour supérieure^. Les laïques n'y étaient admis que dans certains cas, sous certaines conditions; elle était, en règle générale, réservée au clergé, qui y vaquait à l'accomplissement des fonctions sacerdotales; elle pouvait donc, sans inconvénient, être beaucoup plus petite. On y pénétrait par trois portes, placées en face des portes de la cour extérieure, dont elles étaient la copie, pour tout ce qui concerne les dimensions et la disposition®. Il y a seulement une différence à noter, que le texte indique assez clairement : ces trois portes étaient comme retournées ; leurs pylônes ne se dressaient pas au-dessus du champ de la cour intérieure; ils regardaient ceux des portes du parvis d'IsraëF. L'effet architectural avait, semble-t-il, été calculé en vue de la grande cour ; c'était de là que le monument devait produire la plus forte impression, lorsqu'on entrait dans l'enceinte par l'orient et qu'après avoir franchi la première porte on s'avançait vers la seconde. On voyait alors se lever devant soi tous ces majestueux pylônes qui se faisaient pendant sur les deux faces du
\. ÉZÉCHIFX, XLII, 16.
2. Histoire de VArt, t. HT, p. 245, 266, 313-318. L'inscription de lehaw-Meiek mentionne un portique et des colonnes parmi les ouvrages qu'a fait exécuter le roi en Thonncur de la « maUresse de Gebal » (Corpus inscr, serait . Pais n** 1, lijîne 6).