‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 148 sur 381 · W., XLII · texte numérisé non relu

W., XLII

fi. W., XLII, 7, 8.

7. W., xLv, 2 : « Sur le domaine sacré, il y aura pour le sanctuaire un carré cIp oOO Mir 500, autour duquel il y aura un rayon libre de oO coudées. >»

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270 LA JUDEE.

laie; d'après Ézéchiel, elle doit être réservée au roi, qui y passera seul*; nous avons indiqué le chemin par lequel il y arriverait de son palais qui, sous Salomon et ses successeurs, s'élevait au sud du temple, sur ce versant du Moria qui portait le nom d'Ophel. Les bâtiments de ce palais devaient toucher à Tenceinte du temple, et pour aller de la résidence royale au sanctuaire, on n'avait certainement pas besoin de faire ce long détour au-dessus des pentes qui descendaient au (^édron; plus d'un récit de l'Ancien Testament nous laisse deviner combien on passait rapidement de l'une à l'autre enceinte. Nous avons donc placé sur la face méridionale deux portes. Si nous n'avons pas indiqué de ce côté les bâtiments du palais, c'est que leur disposition reste très incertaine et que nous n'avons pas voulu tenter à la fois deux restitutions et compliquer ainsi notre entreprise, y mêler aux éléments très définis que donne Ézéchiel les données beaucoup plus vagues que le livre des Bois fournit sur la demeure du souverain. En tout cas, ce palais était compris entre les deux remparts qui fuient dans la direction du sud ; ils représentent le mur d'Opkel^. A l'angle sud-ouest, en dehors de l'enceinte extérieure, on aperçoit les bâtiments qui peuvent être ce que l'on nommait le Miphkad. De cet angle se détache le mur qui traversait la vallée du Tyropœon et allait envelopper la colline occidentale, celle que l'on est convenu d'appeler Sion, et le mur qui protégeait au nord cette partie de Jérusalem vient aboutir au milieu de la face occidentale. Un autre mur se relie à la face orientale de l'enceinte et la prolonge dans la direction du nord. Le tracé de ces fortifications, aux différentes époques, est d'ailleurs si mal connu, que l'on ne saurait attacher ici d'importance à ces détails; on n'a dessiné ces murs sur le plan que pour indiquer, d'une manière générale, comment l'enceinte du temple était comprise dans le système des défenses de Jérusalem. En arrière de la face occidentale de l'enclos sacré, sur l'esplanade ouverte au public, on remarquera des bâtiments qui font face aux escaliers des deux petites cours postérieures, cours qui communiquent d'une part avec le parvis d'Israël, et, d'autre part, avec le couloir qui enveloppe ce que nous appelons le parvar; c'est peut-être là que se trouvaient, avant Josias, les écuries et les remises des chevaux du

{, Ézéchiel, xliv, 1-3.

2. Les explorateurs anglais ont étudié les restes d'un mur qui subsiste encore sur Ophel [Palestine exploration fund. Elévations , m-^, 1884, pi. XI); mais ce mur doit élre postérieur, au moins dans ses parties visibles, à celui des rois de Jnda, ne dater que de la période postérieure à la captivité.

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L'ÉLÉVATION DU TEMPLE. il\

Soleil, constructions que le chroniqueur place vers « Tentrée de la maison de TÉternel* ». Le texte semble indiquer clairement que ces écuries étaient en dehors de Tenceinte; mais rien n'était plus aisé que de les mettre en relation avec le Parvar par un de ces passages souterrains qui étaient si nombreux dans le sous-sol du temple. Des portes qui donnent sur cette terrasse, quelques-unes ont été supposées s'ouvrir au sommet d'un escalier, tandis qu'ailleurs, sur les faces orientale et septentrionale, on aurait monté par des rampes souterraines qui venaient déboucher sur le terre-plein, comme au temple d'Hérode. C'était par là que Ton amenait les victimes destinées à l'autel; devant les portes des deux cours principales de l'enclos, elles trouvaient sans doute des plans inclinés qui les' conduisaient à ces perrons auxquels les piétons s'élevaient par huit ou dix marches. Ces rampes ont été indiquées en avant des portes qui regardent l'orient.

Le plan dont nous venons d'expliquer et de justifier l'ordonnance rend compte de toutes les dispositions prises en vue de pourvoir aux différents services qui étaient établis dans le temple et dans ses annexes; tous les bâtiments, toutes les cours que mentionnent les livres de l'Ancien Testament y ont trouvé leur place. Le plan est clair et complet; mais l'œil même de l'architecte ne saurait y discerner et ^ voir l'édifice tout entier, debout sur la haute colline dont il était la gloire. Dans ces traits qui se rencontrent et se croisent sur le papier, on ne saurait saisir l'aspect original et la physionomie vivante du monument, pas plus que l'on ne reconnaît un homme à la trace laissée par son pied sur le sol, pas plus que l'on ne devine, en étudiant cette empreinte, s'il est blond ou brun et quelle est l'expression de sa physionomie. Si nous nous en tenions au plan, notre travail serait donc incomplet et vain; il ne vaudrait vraiment pas toute la peine qu'il a coûté. Quelles que soient les difficultés de cette tâche, nous devons essayer de restituer l'élévation de l'édifice comme nous en avons restitué le plan, de reconstruire l'édifice depuis la base jusqu'au faite.

§ 2. -— l'élévation du temple

Le problème que nous abordons dans la seconde partie de cette élude serait certainement insoluble si nous étions forcés de nous en

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