‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 156 sur 381 · Mur de clôture de la cour intérieure · texte numérisé non relu

Mur de clôture de la cour intérieure

trancher la question; cependant ils semblent plutôt favorables à cette dernière hypothèse. C'est celle-ci que nous avons adoptée, et si nous n'avons pas hésité à le faire, c'est surtout que ce parti nous paraissait plus conforme aux traditions de l'architecture religieuse des Phéniciens. On n'a pas oublié les exemples que nous avons cités de ces stèles ou colonnes isolées que l'on rencontrait en avant des temples de la Syrie et de Chypre \ Sur les stèles consacrées h Tanît qui ont été retrouvées en si grand nombre dans les ruines de Carthage, on voit quelquefois représenté, d'une manière sommaire, un petit temple devant lequel se

dressent deux de ces colonnes isolées ; nous reproduisons ici un des bas-reliefs de ce genre où l'on peut le moins se méprendre sur le sens de l'image (fig. 150). Nous ajouterons encore à cette liste un petit monument qui, mieux qu'aucun autre, parait, malgré ses très faibles dimensions, pouvoir donner une juste idée de la manière dont étaient disposées les colonnes fondues par Hiram pour Salomon. C'est un modèle en terre cuite que possède le Louvre; on incline à y reconnaître l'image réduite d!un temple, peutêtre d'un temple d'Astarté*. A première vue, les colonnes semblent porter l'auvent qui fait saillie audessus de la porte; mais, si l'on y regarde de plus près, on reconnaît que le fût se termine par un chapiteau en forme de fleuron, qui ne paraît pas fait pour servir de support; la pointe qui en sort aurait difficilement joué le rôle de coussinet; L'espèce de socle que le mur projette en avant, des deux côtés de l'entrée, indiquerait plutôt que les colonnes étaient à une certaine distance

\. Histoire de l'Art, t. IH, pp. H 9-1 22. 2. Ibid,, Og. 208.

Page 1