‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 177 sur 381 · Stèle punique. Bibliothèque nationale · texte numérisé non relu

Stèle punique. Bibliothèque nationale

qui, tout grossièrement figurées qu'elles soient, paraissent présenter un profil analogue à celui qu'offre le pied de notre colonne (fig. 171).

Voici donc de quelle manière, en tenant compte de ces analogies, nous avons composé notre base : Elle se rattache au fût par un tore sur lequel sont indiquées discrètement des feuilles qui retombent tout autour en collerette, motif dont l'Assyrie et la Phénicie nous ont fourni de nombreux exemples, dans l'ivoire, deins la pierre et dans le bronze*. Au-dessous, une gorge renversée qui pose sur un listel et qui donne h l'ensemble de la colonne une très solide assiette. La gorge est sillonnée de cannelures horizontales, semblables à celles qui décorent cette base trouvée à Samos où l'on a reconnu un de ces monuments qui forment la transition entre l'art asiatique et l'art grec*. Ces cannelures de la base samienne ont d'ailleurs un autre genre d'intérêt : elles rappellent à s'y méprendre les stries que

l'on obtient en présentant à une pointe montée sur un tour soit l'argile encore molle, soit la feuille de bronze ; il est probable que le tailleur de pierres s'est inspiré ici d'un type créé pour une colonne d'airain. Rien n'était donc plus légitime ici que l'emploi de cette forme décorative, et tous les autres ornements que nous avons admis dans cette restitution de la colonne d'Hiram ont le même caractère. Le métal seul pouvait permettre de suspendre à de minces chaînettes les grenades que nous avons attachées autour de la tête de la colonne. Quant au creux des stries et aux découpures des feuilles, voire même au lacis de mailles qui entourait

\. Histoire de VArt, i. II, fig. 129, 383 et 386; t. III, fig. 80. 81, 84, 630.

2. Ce. Chipiez, Histoire critique de Vnrigine et de la foi*mntifm des ordres grecs, pp. 266-268.

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