‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 180 sur 381 · ÉzéCHlEL, XLVII · texte numérisé non relu

ÉzéCHlEL, XLVII

5. Fom perermis aquœ, dit Tacite (Hist., v, 12). De même le faux Aristeas, dans le chapitre XXUI de la lettre composée sous son nom [par un Juif, vers le commencement de notre ère. On en trouvera le texte dans la Bibliotheca Patrwn de GalIand,t.IÎ,pp. 771-804.

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330 LA JUDEE.

conjecture. Quant au ruisseau que le prophète voit naître sous le seuil de la porte orientale du sanctuaire, tout ce qui s'y rapporte a un tel caractère, qu'il n'est vraiment pas besoin de chercher au prodige un point de départ pris dans la réalité ; tout est rêve et miracle dans l'apparition et dans le rapide accroissement de ce flot abondant et limpide qui vient changer en un jardin l'aride désert de Juda. Nulle part dans toute l'ancienne littérature hébraïque, il n'est fait la moindre allusion à une fontaine proprement dite qu'aurait possédée le plateau terminal du Moria, et le Haram ne renferme aujourd'hui rien de pareil. Aurait-on d'ailleurs fait tant de frais pour fondre et pour assembler cette pièce énorme, si l'on avait eu sous la main, fût-ce même au prix de quelques marches à descendre, un trésor d'eaux intarissables et courantes? C'est faute de cette ressource que là et ailleurs, à Jérusalem comme à Amathonte, on a eu recours aux réservoirs artificiels; on a creusé dans le roc la citerne profonde mi, mise en réserve pour plusieurs mois, dort une onde fraîche et claire; on a dressé sous le ciel ces bassins dont les larges flancs renferment la provision de la journée, chaque soir presque épuisée et renouvelée chaque matin.

Pour transporter sur divers points de la cour l'eau que l'on allait emprunter à la mer d* airain, Hiram avait façonné dix bassins beaucoup plus petits que le chroniqueur décrit en grand détail * ; par malheur, cette description est une des parties les plus difficiles de l'Ancien Testament, une de celles où le texte a le plus souffert et où sont le plus nombreux ces mots rares, ces termes techniques dont le sens précis échappe aux plus doctes. Voici pourtant ce que l'on devine à travers bien des obscurités et des redites. L'appareil se composait de deux parties distinctes, un train mobile et, par-dessus, un bassin que de sohdes montants liaient à ce support (fig. 173). Sur quatre roues « semblables à des roues de voiture », était posée une caisse un peu moins haute que large et de forme carrée. Au contraire, le récipient que portait cette base avait un orifice circulaire ; c'était une grande écuelle ou une sorte de chaudron ; le texte ne dit pas laquelle de ces deux formes il convient de choisir; c'est la seconde que nous avons préférée, comme pour la nier d* airain. Les dix bassins destinés à rouler sur les dalles des cours étaient autant de copies réduites du grand réservoir. Chacun d'eux ne contenait plus que dix bats (7 ou 8 hectolitres); mais, quoique

\. Ihois, vil, 27-39.

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ramené ainsi par Tarlisle à des dimensions bien inférieures, le type de vase créé avait pu garder ce qui en faisait le caractère, son large bord évasé en manière de calice.

Nous ne nous arrêterons pas à nous demander comment étaient disposées les barres des essieux, ni quelle était la profondeur du vais

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