‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 264 sur 381 · Exode, XXXI, 1-16; xxxv, 30-35; xxvi, i · texte numérisé non relu

Exode, XXXI, 1-16; xxxv, 30-35; xxvi, i

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monnayées; dans toutes les transactions, les parties pesaient le métal à la balance. C'était surtout l'argent qui jouait ce rôle * ; nulle part il n'est question de payements effectués en or.

Nous avons vu quelle place l'art du potier tenait en Egypte, en Assyrie et en Phénicie. Ailleurs, chez les Grecs et les Latins, par exemple, tous les monuments de la céramique auraient disparu, que nous saurions encore combien cette industrie a été active et puissante chez ces derniers peuples ; nous le devinerions à toutes les métaphores qu'en a tirées la langue courante : celles-ci ne reviennent pas moins fréquemment dans la prose que dans la poésie. Chez les Hébreux, rien de pareil : dans les plus vieux livres de l'Ancien Testament, il n'est question qu'une fois de vases de terre*. Les prophètes, dont la langue est si colorée, n'empruntent pas volontiers leurs images à l'art du potier. Je ne connais guère qu'une exception, c'est une parabole de Jérémie'. L'Éternel, qui façonne et modifie à son gré la destinée de son peuple, y est comparé au potier qui pétrit la terre, qui essaye un vase sur sa roue et, s'il n'en est pas content, le jette au rebut pour ébaucher sur le tour une autre forme. Après avoir fait assister son serviteur au travail de l'ouvrier, lahvé prend la parole et s'écrie : « Voyez donc! Ce que l'argile est entre les mains du potier, vous Têtes entre mes mains, ô maison d'Israël! »

Dans la Jérusalem du sixième siècle, il y avait donc des potiers qui fabriquaient une partie tout au moins des vaisseaux de terre que l'on employait*. Quel était le caractère de cette poterie et quelles formes y dominaient, c'est ce que l'on ignorait complètement jusqu'à ces dernières années ; depuis peu les fouilles anglaises ont permis de s'en faire quelque idée. De nombreux tessons, que l'on a pu souvent rapprocher, parfois même des vases entiers, ou presque entiers, ont été trouvés dans les remblais qui ont en partie comblé, le long des soubassements du Haram, les vallées du Cédron et du Tyropœon; certains d'entre eux ont été recueillis à de telles profondeurs, qu'il y a tout lieu de les croire très anciens, de les regarder sans invraisemblance comme antérieurs à la

1. Genèse, xxni, xlvi, G; lv, 1-2. Jérémie, xxxii, 9. Le sicle paraît avoir valu de 12 à 15 grammes.

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