‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 268 sur 381 · Genèse, xxiv · texte numérisé non relu

Genèse, xxiv

249. — Plat de terre ooire. Diamètre 0">,25. The Recovery, p. 477.

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en usage, et que Ton se mit à rechercher, comme objets de luxe, des vases dont Taspect fût égayé par la variété de la couleur et les agréments du dessin. Ceux de ces vases dont les débris ont été ramassés à Jérusalem se relient, par une étroite parenté, à quelques-uns des types que nous a offerts la céramique cypriote. La comparaison ne peut porter sur les formes qui, pour Jérusalem, nous échappent; mais c'est la même pâte, ce sont les mêmes tons, c'est surtout le même choix de motifs; ce sont des procédés pareils, le même esprit et le même goût. Il ne peut être question d'admettre que la Judée ait exporté des vases dans les îles de la Méditerranée ; la conclusion qui s'impose à l'esprit, c'est donc qu'à Jérusalem comme à Cypre on a le droit de chercher et de reconnaître des produits de g^.

rindustrie phénicienne dans ces vases blafards, sans ^^mÊ^K^ couverte brillante , où Tornement géométrique se ^Êmi\ &V^%\ présente seul, et fournit des combinaisons qui, mal- jHwftK^^ gré leur complication apparente, demeurent toujours ^.^anfi^^^B^^' au fond assez simples. ^^^!^^^\u

Ce sont aussi certainement des objets d'origine ^HSK J^Iu étrangère que de petits flacons, d'un caractère très ^BB^^/ particulier, dont six exemplaires ont été recueillis ^HHr

sur divers points du terrain qu'ont remué les fouilles ^r

(fig. 250)*. Ils ont la forme d'une pomme de pin et 250. — Flacon, oransont faits d'une terre noire très dure; la face externe n€R€(^verJ!l'^m. est revêtue, dans trois de ces bouteilles, d'une glaçure d'un rouge sombre, qui doit contenir du vermillon. Les parois sont très épaisses ; un trou d'un très faible diamètre forme le goulot. Des pièces toutes pareilles ont été trouvées, à plusieurs reprises, en Egypte. On s'est demandé à quoi pouvaient servir ces singuliers vases, qui ne sauraient se tenir debout. Étaient-ils faits pour être posés, remplis de parfums, sur le sol des tombeaux? La supposition n'aurait rien d'invraisemblable ; mais un examen attentif a permis de croire à une autre destination. En sondant avec des barbes de plume l'intérieur du seul de ces vases qui soit intact, on y a trouvé, avec des parcelles de cire, des globules de vif-argent. Il semble donc à peu près certain que ces flacons étaient affectés au transport et à la conservation du mercure. Leur solidité ainsi que l'étroilesse de leur orifice les rendaient très propres à contenir une substance aussi précieuse ; on les bouchait avec la cire.

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