Ibiderriy p. 670 et flg
3. Voyez à ce sujet les indications placées en dessous des dessins que nous avons reproduits dans la planche xuv de Tatlas du Palesline exploration fund.
4. On peut voir ces fragments dans une vitrine de la salle judaïque, au Louvre. HéRO?î DE ViLLEFOssE, Notice des monuments provenant de la Palestine, 1876, n'» 7.
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Syrie. La vraie poterie moabite ne ressemble donc pas à celle que fabriquait Shapira; elle n'est, comme celle de Jérusalem, qu'une imitation de la poterie phénicienne. C'est au même groupe et à la même période que nous rattacherions un plat de terre noire qu'a fourni un caveau du mont des Oliviers (fig. 249). Il n'y a pas là de dessins d'ornement; mais on remarquera l'arrangement compliqué des pieds, qui sont à jour, qui ressemblent à des poignées. Peut-être avait-on voulu se ménager le moyen de suspendre le plat lorsqu'on n'avait pas à le poser sur une table.
En tout cas, un cratère cypriote offre une disposition toute semblable*.
Il n'y a pas lieu d'être surpris du caractère si pauvre de la plus ancienne poterie hébraïque, de la seule qu'aient livrée les couches les plus profondes du sol. On serait tenté de croire que les Israélites n'ont fait
246. — Fragments de vases. Plans, élévations and sections, pi. xliv.
247-248. — Fragments de vases. Plans, élévations and sections, pi. xliv.
des vases de terre qu'un usage tardif et qui est resté longtemps assez
i. Histoire de /'AW, t. 111, Pig. 508.
TOÎIK IV.
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LA JUDEE.
restreint, particularité qui s'expliquerait par la vie qu'ils ont menée pendant bien des siècles. Le nomade a, plusieurs fois par an, aux changements de saison, à charger son ménage sur ses bêtes de somme; aussi n'aime-t-il pas les vaisseaux d'argile, qu'il risque trop de briser; il préfère les outres et les tasses de cuir, les baquets et les tonnelets, les courges, coupées près de l'un des bouts ou par le milieu, qui lui servent de gourdes et de plats. Plusieurs générations purent garder ces habitudes après même qu'elles avaient cessé d'être justifiées par une impérieuse nécessité. Cependant, lorsqu'on se fut établi en Palestine, on dut apprendre à apprécier l'argile, qui coûte si peu et- qui se prête, mieux que toute autre matière, à prendre toutes les formes, qui garde aussi l'eau plus fraîche. Était-elle en terre, en cuivre ou en bois,
cette cruche que Rébecca portait sur l'épaule en allant à la fontaine, ou, pour mieux dire, comment l'auteur de ce charmant récit se figurait-il le vase que la jeune fille incline vers les lèvres altérées d'Éliézer*?
Le texte ne le dit pas ; mais voici qui ferait croire que, tout au moins pour cet ustensile, l'argile n'a pas tardé à remplacer le bois et le métal. En hébreu, la cruche s'appelle kad; c'est le xi^o; des Grecs, le cadiis des Latins, et ces mots désignent, chez ces deux peuples, un vaisseau de terre. Les Phéniciens le désignaient certainement par le même terme. C'est à eux que les habitants des lies grecques et des côtes de l'Italie ont acheté les premières poteries dont ils se soient servis, et, avec la chose, ils ont pris le nom. Philistins et Phéniciens avaient emprunté de très bonne heure à l'Egypte le tour et le four du potier ; des villes maritimes, grands centres de fabrication et d'exportation, les procédés les plus simples de l'art du potier s'étaient répandus dans le pays de Chanaan, et les Hébreux durent les y trouver en usage quand ils vinrent s'y établir. Us se les approprièrent, mais seulement dans la mesure de ce qu'exigeait la satisfaction des besoins les plus élémentaires. Ce fut beaucoup plus tard, sous les derniers rois de Juda ou même peut-être sous les rois de Perse, que l'on ne se contenta plus, en Judée, de cette vieille poterie rustique qui avait été jusqu'alors la seule