Botte syrienne. Lortet, la Syrie d'aujourd'hui
i . On a cm reconnaître celle chaussure jusque dans les hiéroglyphes hétéens (fig. 256, 277, 280; Wright, pi. xx, fig. 3 ; xxi, fig. 2; xxv); mais ce que représente le signe en question, ce n*est pas la bottine, c'est le pied lui-même. La tête, le torse, le bras, la main , la jambe avaient fourni
des signes à cet alphabet (fig. 256), de môme le pied, et ce qui prouve que cVtait le pied lui-même et non son enveloppe, c'est que la cheville est parfois indiquée d'une manière très nette (fig. 277). Seulement, comme le graveur avait Thabitude de voir le pied chanssé, il donnait involontairement à l'extrémité du pied, dans ces images, une forme qui rappelait la courbure caractéristique de cette chaussure.
2. Ce détail avait échappé à Rosellini, à Lepsius et à tous les dessinateurs qui avaient reproduit ces bas-reliefs. Au contraire, l'attention de M. Sayce était appelée sur ce point, et, pendant un séjour qu'il fit à Thèbes dans l'hiver de 1884, il constata la chose et la fit remarquer à ses compagnons de voyage (Wright, The Empire^ préface de la première édiUon, p. xxvi-xxii); interrogé par moi à ce sujet, M. Maspero, qui se trouvait alors à Louqsor, me confirma par lettre l'exactitude de l'observation.
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Les Assyriens ont fait de même; ils ne portaient, eux, que des sandales; mais ils ont prêté la chcaussure pointue à des tributaires dont plusieurs au moins appartiennent à la région qu'habitaient les Hétéens et les tribus de même famille ^ L'usage de cette bottine parait d'ailleurs s'être répandu, de la Syrie et de la Cilicie, jusqu'à Cypre; on croit la reconnaître sur des vases (fig. 286) et sur des cylindres, les uns et les autres d'un travail très primitif, qui ont été trouvés dans cette lie*.
Si du costume on passe aux armes, il en est une très étrange que
l'on ne voit qu'à Sindjirli :
c'est ce marteau dont le manche est une véritable perche (fig. 269). On rencontre la lance (fig. 282), l'épieu (fig. 279), la hache à deux tranchants (fig. 279), souvent l'arc (fig. 269 et 279)'. L'épée, portée sur la hanche, est assez longue à Sindjirli; dans le fragment de Boum- Kalé (fig. 283), c'est une dague courte et large, une sorte de poignard*. L'armure défensive n'était pas inconnue; si aucune sculpture hétéenne n'a conservé l'image de ce bouclier, échancré de deux côtés, que les artistes hétéens prêtent aux Khiti (fig. 257 et 259), un des monuments les plus soignés de cet art montre le cheval attaché au char du roi, le roi lui-même et deux de ces compagnons de chasse protégés par une sorte de cuirasse qui doit être faite d'écaillés de bronze cousues sur unepeau(fig. 279). Une sculpture qui fournit des données si précises sur le vêtement et sur l'équipe-