Wright, The EmpirCy pi. iv. H. V. Ligne 4, à gauche
4. Voir deux intaiiles de physionomie toute chaldéenno, qui sont reproduites par Lajard, Culte de Milhra, pi. xxxir, 7 et xl, 3.
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LES HETEENS.
•n9. — Cylindre. Hématite. Menant.
ï^s Pierres f/ravées, fig. 112.
OU deux rois placés dans une cella formée par un encadrement fait d'une torsade ; une de ces figures a une coiffure égyptienne et tient la croix ansée. En avant, trois personnages dans lesquels M. Menant reconnîiit un Égyptien, un Chaldéen et un Hétéen, ce dernier portant un étendard surmonté du disque ailé. « Si nous voulions, dit-il, hasarder une hypotiièse, il serait bien séduisant de voir dans les deux personniiges
de la cella un roi des Hétéens en présence d'un prince égyptien consacrant par un accord un traité de paix intei^venu entre ces deux peuples, puis, devant eux, des Égyptiens, des Chaldéens et des Kliiti qui viennent en témoigner. » Il y a une objection capitide : c'est que si Tun des deux habitants de lu celUi est certainement un dieu ou un homme de rÉgypte, l'autre est vêtu de la robe et coiffé de la tiare chaldéenne, de cette tiare formée de plusieurs paires de cornes qui est celle des taureaux mitres de Ninive. Quant au porteétendard, son costume n'est pas celui de nos figures rupestres ; jeté sur l'épaule droite, le manteau est drapé avec un art auquel rien ne ressemble dans ces bas-reliefs d'une exécution si simple. Enfin ce mélange de personnages portant le costume et les attributs de nations différentes
témoigne d'un éclectisme qui dépasse la portée d'artistes aussi médiocres que l'ont été ceux de la Syrie et de la Cappadoce; c'est au delà de TEuphrate ou en Phénicie qu'a dû être exécuté un ouvnige d'une composition si savante.
Je serais moins affirmatif à propos d'un cylindre du musée de La Haye (fig. 380). Un dieu porté sur deux sommets de montagnes paraît recevoir l'hommage de deux adorateurs ; il a derrière lui un guerrier qui tient la lance et l'épée. Un des adorants a la robe chaldéenne et laiflre le manteau assyrien ; le globe encadré dans le croissant se voit souvent sur les cylindres de la Mésopotamie. D'autre part, le dieu qui a le pied sur les monts ressemble, par le choix de ce support, par sa coiffure et par sa tunique courte, à ceux qui marchent le second et le troisième dans le cortège principal à lasili-kaïa (pi. VUI, E). Vêtu de la même tunique, avec le manteau jeté par-dessus, le guerrier de gauche rappelle
.180. — Cylindre. Hématite. Menant. Les Pierres gravées. H, tip. 113.
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lo Tarkiidiuune de la bosse d'argent (fig. 262) ; même calotte, même lance; la différence, c'est que Tarkudimme a Tépée au flanc, tandis que celui-ci Ta tirée du fourreau. Enfin on voit ici, derrière le guerrier, cette tête de chèvre, qui est figurée à côté de Tarkudimme. C est bien là un des signes de l'écriture syro-cappadocienne. Ici, sans invraisemblance, on se demandera si l'artiste n'a pas eu à commémorer une victoire hétéenne, s'il n'a pas représenté des princes de la rive gauche de l'Euphrate contraints d'apporter leurs offrandes au dieu des Hétéens, près duquel se tient le roi, avec les armes qui l'ont rendu vainqueur. Encore hésitet-on; on se demande si les Hétéens ont pu, comme graveurs, atteindre à cette habileté de main.
On éprouve le même embarras à propos de ^^** "* Cyi'ndie. Hématite.
,. , T^ Dessin de Saint-Elme Gau-
cyluidres récemment entrés au Louvre. En voici tier. un qui vient A^Aidin, en Lydie. On en remarquera la forme, ce cône par lequel il se termine (fig. 381). Il y avait au sommet du cône une belière, un petit trou creusé dans la pierre, qui servait à la suspendre ; affaiblie par ce vide, la pointe s'est cassée, alors que le reste du cachet était encore en très bon étal. Je n'essaierai pas d'expliquer le sujet, une scène d'adoration qui contient des éléments très étranges, de bizarres figures de génies à tête d'oiseau qui, par leur gracilité, font songer à l'Egypte (fig. 382)*. La seule figure qui présente quelque analogie avec nos sculptures rupestres
est celle qui marche la troisième à partir de la gauche ; elle a la tuni(iue courte et le soulier à pointe relevée. Tout le reste dépayse et trouble le spectateur. Le vêtement de tous les autres personnages est traité dans le même esprit que sur les cylindres chaldéens. (i'cst une con-
4. Je trouve «les personnap;es du môme genre, ailés, minces, à corps d'homme et à tête do chèvre, sur un cylindre chaldéen, dans [iAj.vnD, Culte lU Mithra, pi. xxxvi, fig. 13.
Développement du cylindre. Dessin de Saint-Elme Gautier.
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vention toule clialdéenne que celle qui consiste à donner un double profil au personnage qui, placé au centre d'une scène, parle à des
personnages dont les uns sont à sa droite et les autres à sa gauclie *.
Même poignée en forme de cône dans un cachet à quatre faces qui est donné aussi comme venant de TAsie Mineure (fig. 383) ; mais ici, les données sont plus simples et s'accordent mieux avec Thypothèse (fune origine cappadocienne (fig. 384). Sur une des faces il y a deux taureau v dressés des deux côtés d'un arbre qui les sépare; c'est un de ces motifs que les étoffes fabriquées en Mésopotamie avaient pu répandre dans tout rOrient^. Sur les trois autres faces, des personnages debout sur des animaux, Tun sur un lion, le second sur un cerf, le troisième sur
un cheval. Chez deux au moins des trois, on distingue très bien le soulier à la