‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 370 sur 381 · Baruch, VI, i · texte numérisé non relu

Baruch, VI, i

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qu'ils soient de ceux où l'on constate le mieux Tinfluence que l'art assyrien aurait exercée sur la sculpture chez ce peuple destiné à (>tre bientôt conquis et absorbé par les Assyriens; ils appartiendraient aux derniers temps de la vie indépendante des Hétéens.

Les autres croquis ont moins d'intérêt. Un premier dessin (lîg. 39:2) donne une vue, prise du nord-ouest, du tell de Djerablus, au bas duque Ion aperçoit quelques

.TJO. — Bas-reliefs trouvés à Djerablus, 6? rrt/>/i/c, n» du 11 décembre 1880.

maisons. Étant donnée la différence des procédés graphiques, ce haut tertre, dont le pied baigne dans l'eau, rappelle la vue de Gargamich que le sculpteur assyrien offre à plusieurs reprises dans la reprt'sentation des campagnes de Salmanasar lll, sur une des plaques de bronze de Balaival (The bronze ornaments of the gâtes of Balatvaty plaque E, 3). Le plan de la ville (fig. 393) est bien sommaire ; on y saisit pourtant certains traits qui ont leur importance. Le tertre qui portait les palais et les temples, ici comme à Babylone et dans les cités riveraines du Tigre, se dressait au bord même du fleuve ; celui-ci réfléchissait les édiflces bâtis sur cotte colline artificielle et faisait monter sa fraîcheur jusqu'aux habitants de ces demeures. Un mur, qui vient aboutir à l'Kuphrate, entourait, des deux côtés

de ce tertre, un assez vaste espace ; il y a encore sur le sol la trace des larges fossés où l'on avait versé les eaux du fleuve. Le plan de la fouille principale (dg. 394) n'est pas très clair; il semble pourtant que l'on distingue, à droite, trois chambres, et, au milieu, le long corridor dont parle la description.

P. 535, n. 3. Voici encore quelques indications recueillies par la Wolfe expédition to Asia Minovy que j'emprunte aux lettres de M. Sterrett. A deux heures

391. — Ba8-i*eliefs trouvés à Djerablas. Graphie, n*» du 11 décembre 1880.

environ au nord de Y Arslan-lachi de la Cataonie, sur la route de Derende, la mission photographia un lion en basalte noir, d'aspect très antique. A Isgiîiy village qui est à une heure et demie vers l'ouest àWlhistany le Révérend Henry Warden, missionnaire américain à Marach, a trouvé et copié une inscription hétéenne qui couvrait les quatre côtés d'une stèle quadrangulaire. Une exploration méthodique de Tancienne Cataonie donnerait certainement des résultats importants; elle permettrait de beaucoup ajouter au recueil des inscriptions et des sculptures hétéennes.

P. 537. Le caractère de la construction du Deunuk-tach est assez bien indiqué dans une des planches de l'ouvrage inachevé et d'un usage si incommode dont M. Trémaux avait commencé la publication sous ce titre : Exploration archéolo- T. IV. 102

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giqve en Asie Mineure (in-f*, Hachette, sans date). C'est dans la planche qui est numérotée : Tarse, 3.

P. 576. Les trois dernières lignes sont une note qui, par erreur, s'est ajoutée au texte.

P. 733. M. Radct, membre de TKcole française d'Athènes, a visité le monument d'Eflatoun-bounar au printemps de 1885; il le décrit dans le mémoire intitulé Voyage en Karamante qui a été soumis à TAcadémie des Inscriptions en 188t) (p. 54-58 du manuscrit). Ses observations confirment celles de M. Ramsay. II donne à peu près les mômes dimensions, mais il est le seul à remarquer que la façade a une forme légèrement pyramidale; elle aurait 7 mètres à la base, et 6", 80 au sommet. Quant aux figures colossales des deux piliers, il n'y voit pas non plus ces bras levés, avec le mouvement de ceux des cariatides, que donne notre dessin ; lui aussi, il croit à un couple divin, la ligure de droite lui paraît celle d'une divinité féminine, « dont la tète est appuyée contre \\x\q sorte de disque qui déborde

;]92. — Vue du tertre de Djerablus. Graphie, 1880.

de tous les côtés à la manière d'une auréole ». C'est bien cette coiffure hathorique dont nous soupçonnions la présence. M. Radet énonce une conjecture que nous avait suggérée la vue du dessin et de la photographie; pour lui, l'énorme bloc qui forme aujourd'hui le haut de la façade était autrefois surmonté d'un couronnement dont il croit retrouver une partie tout au moins dans la grande pierre, longue de 5",25, qui est maçonnée dans la digue ; ce bloc, dit-il, est arrondi dans sa partie supérieure, et il renferme trois niches qui ont pu contenir des idoles; on aimerait trouver là des mesures et un croquis. Où M. Radet ne s'accorde avec aucun des voyageurs qui ont visité Eflatoun, c'est quand il affirme qu'il n'y a pas la place d'une salle entre l'envers du mur et le pied du talus; il a Tair de dire que l'édifice aurait consisté uniquement en un mur à face sculptée. C'est bien peu vraisemblable, et cette hypothèse est d'ailleurs démentie par l'état des lieux. Les blocs accumulés en arrière ne s'expHquent que comme les débris des murs qui formaient les trois autres côtés du rectangle et une partie d'un de ces murs est d'ailleurs encore debout. Enfin M. Ramsay a retrouvé un bloc qui, par sa taille, paraît bien indiquer une fenêtre dont la place ne peut être cherchée que dans un de ces murs.

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ADDITIONS ET CORIIECTIONS

P. 767. On parle d'une collection de ces sceaux qui existerait entre les mains de M. Greville Chester (renseignement fourni par M. Sayce).

P. 769. M. linhoof Blumner possède un cylindre qui ressemble beaucoup, comme disposition générale, à notre n" 378. La disposition générale est presque

.*W.'{. — Plan des ruines à Djerablus. Graphie, 18S0.

pareille. Mêmes petits personnages sous une torsade horizontale; mêmes deux grands personnages affrontés et séparés par une tête de bœuf. 11 y a pourtant des différences. On compte quatre personnages au lieu de trois, dans la scène prin- <ipalc, et aucun d'eux n'a la tunique courte; deux portent le costume assyrien, et deux la robe chaldéenne à volants. Les oiseaux sont remplacées, au-dessus de la torsade, par deux sphinx ailés, accroupis. Dans h^ champ, pas de grenouilles, mais une croix ansée et un astre encadré dans un croissant. Jamais on n'aura l'idée de voir ici un monument hétéen, et ce cylindre ressemble tant à celui du Louvre qu'il l'entraîne en quelque sorte avec lui, qu'il nous dispose à assigner aux deux monum(»nts la même origine, à les croire l'un rt l'autre nés sur les rives de l'Kuphrate. D'après ce que m'écrit M. Imhoof-Blumner, son cylindre a

fait partie de la collection de feu le docteur Barnabey, qui l'avait formée à Alep; cet amateur a tiré de Bagdad et des environs la plupart des pièces de son cabinet; d'autres lui venaient de Damas; mais il n'est pas vraisemblable que l'Anatolie lui ait beaucoup fourni.

P. 774. C'est volontairement que nous n'avons pas ajouté ù la liste des monuments hétéens de l'Asie Mineure occidentale la pierre découverte à Ak-hlssar, l'ancienne Thyalirc, ])ar M. Ar. Fontri(T,en l88o.Elle a la forme d'une pyramide

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