Carquois
détaché d'une
statuette.
BulletUno^ iSSi, pi. IV, fig. 3.
C'est ce que Ton observe dans un manche de poignard qui provient de Teti (fig. 94)*. Il est largement ajouré. Deux bandes de métal relient Tun à l'autre les deux montants qui dessinent un ovale; sur ces traverses comme sur tout le pourtour de la pièce règne un ornement en forme de tresse. La lame, aujourd'hui brisée, s'engageait dans la poignée par une soie que fixait un clou unique. Deux petites figures d'animaux sont modelées, en relief, sur une des faces de ce manche. Une grenouille saute sur le bord de la garde; derrière elle s'allonge un lézard, la bouche ouverte. Peut-être ce groupe rappelle-t-il l'affût et ses longues attentes , l'affût qui devait jouer un ^rand rôle dans la guerre d'embuscades et de surprises où excellaient ces montagnards.
Nous insisterons moins sur d'autres armes dont les formes ne présentent rien qui ne se retrouve ailleurs ; il y a là des pointes de lances, les unes triangulaires et à nervure centrale, les autres rondes*; il y a des haches à simple ou à double tranchant, ces dernières avec une douille centrale où' s'insérait le manchet L'arc était en bois : il a donc disparu; mais on retrouve des têtes de flèches en bronze*. Quant au carquois, nous le connaissons, comme l'arc, par les statuettes, qui en reproduisent la disposition avec une minutieuse exactitude (fig. 95). Le bras gauche était protégé contre le choc de la corde de l'arc par un gantelet, qui est indiqué dans plusieurs figurines (fig. 96).
Si de l'armure offensive nous passons à la défensive, nous remarquons d'abord le casque, auquel les hautes cornes qui le surmontent donnent une forme si particulière (fig. 54 et 67) ; chez certains soldats ou chasseurs, il paraît remplacé par un bonnet de cuir (fig. 61) ou même de laine (fig. 65). La plupart des guerriers sardes portent deux