L'arche de Wilson. Recovei-y, t. I, p
second viaduc, àTarche de Wilson, il se composait de plusieurs arches; la plus grande de celles qui subsistent a 13"^, 80 de diamètre (fig. 108). On le croit contemporain de la dynastie iduméenne; il a été réparé à Tépoque byzantine*. Sous ces ponts, au fond de la vallée, les maisons se pressaient, surtout celles des artisans qui avaient besoin d'eau pour exercer leur industrie. 11 y a encore, au fond du ravin, un ruisseau
\. Recovery, t. I, pp. 99-111,^ 2. Ibid., pp. 16, 76-9 i.
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caché qui coule lentement parmi les décombres. Les explorateurs anglais n'ont pu découvrir la source, peut-être assez éloignée, d'où il provient; mais ils ont toujours rencontré, sur ce point, de Feau qui envahissait rapidement leurs tranchées *. Dans la partie inférieure de la vallée, aux abords de V Arche de Robinson^ celte eau avait été Recueillie dans un canal dont la cuvette est creusée dans le roc, et que recouvre une voûte formée de cinq à six voussoirs (fig. 107). Par places, le canal s'élargit de manière à former des bassins plus larges, où permettait de puiser une ouverture ménagée dans le plafond. Cette rigole suit à peu près la direction du mur occidental du sanctuaire, et parfois elle disparaît sous la maçonnerie ^
Tout en ne satisfaisant pas la curiosité de l'historien et du topographe, ces quelques traits suffiront à qui ne cherche qu'une impression d'ensemble; ils permettront à l'artiste de restituer avec quelque exactitude la vraie physionomie de cette cité, dont les places et les rues servent si souvent de cadre et de fond à leurs personnages. Afin de donner à cette image quelque chose de plus réel et de plus précis, on peut se rappeler ce que l'on a vu dans des villes modernes bâties, elles aussi, en pays de montagne. Sans doute les fabriques n'y ont pas la forme et le décor qu'elles avaient dans la Palestine d'autrefois : il y a là une différence dont il faut tenir compte; mais, à cela près, c'est la même variété, le même pittoresque : ce sont de hautes et raides collines, à l'assaut desquelles semblent se précipiter les maisons. Des quartiers tout voisins sont séparés par de profondes vallées ; il faut toujours descendre et monter, à moins que, là où le voyage eût été le plus pénible, on ne se soit décidé à jeter un pont au-dessus du ravin. Alors, en suivant celte chaussée, on voit à ses pieds les toits, les balcons, les cours des habitations qui se sont serrées dans les rues basses, au risque d'être inondées quand il pleut. Posés sur les sommets, les principaux édifices, palais ou temples, doivent à leur position dominante une fermeté de lignes, une grandeur d'aspect qu'ils n'ont guère dans les villes situées en plaine, où le pied des bâtiments se cache et se perd au milieu des constructions qui les entourent. Pour me figurer la Jérusalem antique, je ferais volontiers appel aux souvenirs que m'ont laissés Gênes, Pérouse et Sienne.
\ . Recovery, 1. 1, p. 76 et 77.