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3. Ibid., pp. 109, 333. La diflférence entre le refend et le bossage est très '^bien
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il devait se faire de bas en haut. Il est vraisemblable que cette différence d'exécution tient à une différence de destination. Les pierres qui n'ont pas été ravalées auraient fait partie de véritables fondation^; pour donner au mur plus de solidité, on en aurait volontairement enterré la base. Ce qui confirme cette conjecture, c'est une disposition que l'on remarque à l'angle nord-est. Là, la saillie du bloc, entre les refends, est bien plus forte. Dans certaines pierres, elle atteint jusqu'à 0",50 et 0",60 *. L'aspect est tout à fait étrange. Nous ne voyons qu'une explication possible : au moyen de ces espèces de queues, on a sans doute voulu mieux lier le mur aux terres qui ont été amoncelées contre son pied. Cette forte saillie du parement ne se rencontre en efifet que tout en bas de la muraille, dans le voisinage du roc.
Ces diversités de la taille , qui tiennent à la place que les blocs occupaient dans le plan vertical, ne modifient d'ailleurs pas sensiblement le caractère de ce grand appareil; ce qui fait l'unité de ce système, c'est la dimension des pierres et le refend, qui ne manque nulle part. Le système qui, dans l'ordre de superposition, fait suite à celui-ci, se compose de pierres lisses sans refend ni bossage, posées à joints vifs ; les blocs ont en moyenne un mètre de long et à peu près la même hauteur (fig. H6 et 118, la partie moyenne du mur). La face externe est layée avec soin. Le fruit est plus accentué que dans les parties basses de la construction. On aperçoit cet appareil sur toute la face occidentale et sur une partie de la face méridionale , particulièrement à l'angle sud-ouest. Sur la face orientale, toute la Porte dorée est ainsi bâtie.
Les différents appareils qui se rencontrent au-dessus de ce second système ne méritent pas d'être décrits en détail. Ils sont faits de matériaux plus petits, réunis avec du mortier; on y voit pourtant, de place en place, de gros blocs à bossage; mais, outre que ces blocs peuvent avoir été empruntés à des constructions antérieures, nous savons qu'en .Syrie le bossage n'est pas nécessairement un signe d'antiquité; les croisés en ont fajt un grand usage. C'est une remarque que nous avons faite à propos de la tour de GebeïP; nous pourrions de même rappeler le
indiquée par M. de VogCé (le Temple, p. o, n. <) : « Le refend est un simple motif de décoration; le bossage est, à proprement parler, un moyen rapide et économique d'appareiller un mur, en laissant brut le champ de la pierre et en ne layant que les bords. »
i. Recovery, 1. 1, pp. 167, 182.