Histoire de VArt, t. Ul, pp
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château de Bostra et maintes autres constructions du moyen âge, qui présentent cette particularité.
Après ce coup d'œil jeté sur les murs, il convient de donner quelque attention aux portes. Nous ne saurions sans doute les décrire et les étudier en détail, comme Ta fait M. de Vogué*. Nous nous bornerons à signaler ce qui, dans chaque porte, appartient à Tun des deux sys-
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118. — La porte occidentale, élévation extérieure. De Vogué, pi. IH.
tèmes qui, par la place qu'ils occupent, s'annoncent tout d'abord comme les plus anciens. Sur la face méridionale on devait autrefois arriver aux portes par des escaliers ou des chaussées en pente qui ont disparu; le Haram n'a plus d'entrée de ce côté. On n'y accède plus que par l'ouest et, de ce côté, le sol adjacent s'étant fort exhaussé, les porter actuelles sont ouvertes dans la muraille au-dessus des portes antiques. Celles-ci , auxquelles conduisaient des viaducs ou des rampes, ne servent plus et sont en grande partie murées ; leur seuil se trouve au
i. De VogOé, le Temple de Jérusalem, pp. 7-12.
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niveau de Pancien sol extérieur, à 6 mètres environ en contre-bas du
sol de la plate-forme*.
Le seul qui soit bien conservé des passages autrefois ménagés à travers cette face de Tenceinte est celui que M. de Vogué appelle la porte occide7italey à peu près au-dessous du Bab-el-Maghrébi ou « Porte des Maugrebins » ^. On y remarque un grand linteau monolithe long de 5 mètres, qui appartient au premier système. Le second système commence immédiatement au-dessus (fig. 118). Toute la porte a été refaite à Tépoque de ce deuxième système ; c'est de ce temps que datent le placage qui forme parement, et, en arrière, une galerie voûtée en berceau. Il ne subsiste pas de traces des portes qui faisaient communiquer la ville haute, de plain-pied, avec la plate-forme du temple, par les viaducs qui traversaient en deux endroits la vallée du Tyropœon. Il n'en est rien resté, parce que la partie de la muraille où elles s'encadraient, appartenant au sommet de ce mur, a été détruite à peu près partout.
Au sud, la terrasse du Haram domine un terrain désert. Les anciennes portes se voient donc mieux de ce côté. Il y en a trois, que Ton nomme , d'après le nombre de leurs baies , la porte simple , la porte triple et la porte double (fig. 119) ^; cette dernière est seule masquée par une construction postérieure. Nous prendrons comme type Importe double; elle donne bien une idée de ce qu'étaient, au temps de Jésus-Christ, ces portes du temple où Jésus et ses disciples se sont si souvent assis à l'ombre, pendant les heures chaudes du jour.
i. La porte occidentale n'est pas ouverte aa public; on peut pourtant la traverser, avec un guide qui, par des maisons particulières, vous mène à la plate-forme du Haram.
2. C'est ce que les Anglais appellent la porte de Barclay. Voir fig. 140, n« 9.
3. Fig. H 9. 1. L'arche de Robinson, reslaurée. 2. Canal creusé dans le roc, au fond du Tyropœon. 3. Puits creusés par les fouilleurs anglais.
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La porte se compose de deux baies qui s'ouvrent dans un grand vestibule dont les voûtes s'appuient sur une grosse colonne centrale. De ce vestibule partent deux rampes parallèles, séparées par un rang de piliers, qui conduisent à la plate-forme supérieure (fig. 120 et 121).
De même que dans un palimpseste Fœil discerne et lit deux écritures superposées, celui qui sait voir distingue ici, mêlées Tune à l'autre mais non pas confondues, deux portes qui ne sont pas du même temps et de la même main. La disposition générale n'a pas été changée, mais tous les détails ont été retouchés et modifiés. La première porte, celle
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