Procope, sur les Bâtiments de Jitstinien, v, H
3. De Vogué, Syrie centrale. Architecture civile et religieuse du premier au septième siècle de notre ère, 2 vol. in-4°; Baudry, 1865-1877. La plupart des monuments qui ont été décrits dans ce bel ouvrage n'avaient jamais été étudiés auparavant; M. de Vogûé, par ces relevés et par les conséquences qu'il en a tirées, a retrouvé tout un chapitre inédit de Thistoire de Tarchitecture,
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LA JUDEE.
Ceci posé, on peut aller plus vite encore dans cet examen. De la porte simple y qui est plutôt une poterne, près de l'angle sud-est, on ne voit que le trou dans le mur, et une baie ogivale ; mais la porte triple présente la même disposition que la porte double , sauf qu'au lieu de deux baies elle en a trois. Il ne reste là, du premier travail, que les arrasements dissimulés sous de lourds piliers modernes; mais cela suffit à constater que l'ensemble primitif faisait aussi partie
du premier système. Une grande pierre à refends forme l'extrémité de l'assise du soubassement extérieur et la base du chambranle de la porte ; quant à la moulure de ce chambranle, on ne saurait nier qu'elle n'ait un caractère gréco-romain, observation qifil convient de retenir.
Au-dessus de la vallée du Cédron, l'enceinte n'a jamais eu, semble-t-il, qu'une seule entrée, celle dont l'emplacement est occupé aujourd'hui par ce que l'on appelle, depuis le moyen âge, la jmrte Dorée. Dans sa forme première, cette ouverture était semblable aux portes de la face sud.
11 ne reste de la baie antique que les deux jambages, superbes monolithes qui ont l'un 3", 40, l'autre 4",50 de haut (fig. 123)'. Tout ici avait été bouleversé dans la catastrophe de l'an 70; à l'époque byzantine, on construisit là, dans un espace déblayé à cet effet, un petit édifice isolé, fait pour être vu sous toutes ses faces; l'importance qu'on lui donna s'explique par la légende qui plaçait là le théâtre d'un des miracles de l'Évangile*. Le monument reçut une très riche
4. M. (le Vogué serait disposé à croire que ces monolithes pourraient bien être antérieurs même au premier système ; celui-ci n'y serait représenté que par des refends simulés, ajoutés après coup sur la surface de Tun de ces blocs.
2. Le nom moderne de cette porte n'a rien à faire avec Tor; il est né d'une légende et d'un contresens populaire. A tort ou à raison, la tradition locale a placé là celte B-jpa wpa'a ou Belle Porte dont il est question dans les Actes des Apôtres (m, 2) et près de