‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 161 sur 440 · tome iv · texte numérisé non relu

tome iv

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LA JUDEE.

Cette expression implique l'existence d'un dallage supérieur, et celuici ne saurait être placé autre part qu'en face du dallage inférieur, qu'il domine de la hauteur que représentent les huit degrés par lesquels on monte de la première à la seconde cour.

Nous voici arrivés au seuil du sanctuaire. Le temple, dont tous les bâtiments que nous avons décrits jusqu'ici n'étaient que des dépendances, le temple, centre organique et raison d'être de ce vaste ensemble, ne pouvait se passer d'un frontispice analogue à ces pylônes qui s'élevaient en avant de toutes les portes des deux cours. Le temple, on n'en saurait douter, avait son pylône, et celui-ci était, à sa base,

plus large et plus épais que l'un quelconque des pylônes des portes ou avant-pylônes.

En effet, l'édifice auquel il servait de façade avait 50 coudées de largeur au lieu de 25 qu'avaient les portes (fig. 136); mais ce pylône devait déborder sur le temple comme les autres pylônes débordaient sur le corps de la porte. Nous avons admis que ceux-ci faisaient sur les flancs du bâtiment, à droite et à gauche, une saillie de 5 coudées; adoptons ici la même proportion; nous aurons, pour le front du pylône qui précède le temple, une largeur de 60 coudées sur une profondeur de 20 coudées. En avant de cette façade étaient deux colonnes, dont il est déjà question dans les livres historiques1. Ézéchiel se borne à dire qu'elles « étaient contre les piliers, une de chaque côté2 ». Nous expliquerons pourquoi nous les avons détachées de l'édifice et ne leur avons rien donné à porter.

Ce massif n'était pas plein; au milieu, dans l'alignement du temple, il contenait un vestibule qui avait il coudées de profondeur et 20 de largeur (fig. 137) s. Pour utiliser la place disponible, on avait pu mettre

Et

pi

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