Ézéchiel, xl
3. Ézéchiel (xl, 49) emploie ici l'expression de longueur, parce que, dans le moment où il donne cette cote, il n'a en vue que le vestibule, dont ces 20 coudées représentent la plus grande dimension; il ne le considère pas comme une simple partie d'un ensemble, de cet édifice qui a son plus grand développement dans l'autre sens, de l'est & l'ouest.
d'un côté une cage d'escalier !, et de l'autre une loge de gardien; là aussi étaient ménagés des passages qui du parvis des prêtres conduisaient soit aux cours latérales du temple, soit au couloir sur lequel donnaient les cellules disposées extérieurement, en longues files, sur trois côtés du temple *. Ces dégagements se trouvent ainsi placés là même où le texte les indique ; on entre dans l'édifice latéral soit par le nord, soit parle sud.
Le temple regardait l'orient; sa porte s'ouvrait h l'orient. C'est de ce côté qu'Ézéchiel fait arriver « la majesté du dieu d'Israël », quand celui-ci revient prendre possession, pour s'y établir à toujours, de l'édifice magnifiquement restauré3. Le choix de cette orientation ne fut sans doute pas l'effet d'un simple caprice; il n'était pas non plus imposé par le relief et la forme du terrain; on y a supposé, avec toute vraisemblance, une imitation, celle d'un type créé pour un dieu solaire4. Là où on adore le soleil, on aime à en voir les premiers rayons venir éclairer, le matin, par la porte ouverte, l'intérieur du sanctuaire ; c'est le dieu même qui entre dans sa demeure. Ce dut être l'architecte phénicien, préposé aux travaux, qui suggéra et fit prévaloir l'idée d'adopter cette disposition.
Le temple se divise en deux parties : par devant, c'est le Lieu saint, que l'on appelait Hêeal, « palais », et, derrière celui-ci, le Très Saint ou Saint des saints, comme disent nos traductions, en hébreu le Debir, mot qui paraît signifier extrémité, partie postérieure*. Le Hécal forme un rectangle de 40 coudées de long sur 20 de large ; le Debir, un carré qui a 20 coudées en tout sens. Un gros mur de 6 cou-