‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 163 sur 440 · I Rois, vi, 5-10. Ézéchiel, xli, 6-H · texte numérisé non relu

I Rois, vi, 5-10. Ézéchiel, xli, 6-H

3. ÉzÉcniEL, xliii, 1, 2. Josèphe, Ant. jud.y VIII, m, ?. *. Stade, Geschichte, p. 327.

5. Saint Jérôme rend ce mot par oraculum, Heu où la divinité parlait, de dabbar, parler; mais il est plus probable qu'il vient de la racine arabe dabar, f'tre derrière, d'où, dans cette langue. dabir, quia justement le sens que nous attribuons au mot hébreu.

268 LA JUDEE.

dées sépare le vestibule du sanctuaire, tandis qu'entre celui-ci et le Très Saint il n'y a qu'une cloison de 2 coudées. La porte du Hêcal est plus large que celle du Debir; elle a 10 coudées, et l'autre n'en a que 5*.

Le temple, à le considérer dans son ensemble, offre une disposition qui fait prévoir celle du temple grec, avec son prothyron, son naos et son opisthodome; il se développe en longueur. Sur la disposition du bâtiment de l'arrière-cour, Ézéchicl ne donne aucun détail; mais le peu qu'il nous dit de ses dimensions conduit à soupçonner là un édifice dont l'aspect rappelle celui de certains temples égyptiens. Cet édifice ne remplit pas tout l'espace de l'arrière-cour; mais la place qui reste libre sur les côtés et dans l'arrière-cour est trop étroite pour que l'on y puisse voir autre chose qu'un de ces couloirs à ciel ouvert qui isolaient le temple égyptien, qui le séparaient du mur de l'enceinte sacrée2. On peut chercher une mention de ce passage dans le seul verset où il soit fait allusion aux dispositions de ce bâtiment. « C'est ainsi qu'il mesura la longueur de l'édifice placé dans l'arrièpe-cour, ce qui était derrière, et ses galeries des deux côtés. » Les derniers mots laissent supposer un portique analogue à celui que nous avons indiqué dans cet endroit3. C'est donc dans le même esprit que, pour ne pas laisser vide cette partie du plan, nous avons restitué l'intérieur de cette construction. Ézéchiel ne lui assigne aucune destination; il n'y localise aucun service; on dirait qu'il n'aime pas à en parler. N'est-ce pas là ce Parvar ou Parbarim dont le nom même ne paraît pas s'expliquer par l'hébreu? Les Chroniques le placent à l'occident4, et le livre des Rois nous apprend que les rois de Juda y avaient installé les chevaux du soleil et les chars que ceux-ci traînaient dans les fêtes de Baal5. On a donc lieu de croire qu'avant Josias il y avait là, dans ce quartier de l'enclos, un sanctuaire idolâtrique avec ses dépendances. Ézéchiel, qui ne veut oublier aucun des édifices que ses contemporains ont encore vus debout sur le Moria, fait bien mention de celui-ci ; mais il se garde d'insister, pour ne pas rappeler les péchés de son peuple. Si l'on nous accorde que cette hypothèse est au moins très vraisemblable, on s'expliquera que nous ayons mis là un temple d'un caractère tout égyptien,

\. ÉZÉCEIEL, XLI, 1-0.

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