‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 166 sur 440 · Ézéchiel, xliv · texte numérisé non relu

Ézéchiel, xliv

2. Les explorateurs anglais ont étudié les restes d'un mur qui subsiste encore sur Ophel (Palestine exploration fund, Elévations, in-f°, 1884, pi. XI); mais ce mur doit être postérieur, au moins dans ses parties visibles, à celui des rois de Juda, ne dater que de la période postérieure à la captivité.

Soleil, constructions que le chroniqueur place vers « l'entrée de la maison de l'Éternel1 ». Le texte semble indiquer clairement que ces écuries étaient en dehors de l'enceinte; mais rien n'était plus aisé que de les mettre en relation avec le Parvar par un de ces passages souterrains qui étaient si nombreux dans le sous-sol du temple. Des portes qui donnent sur cette terrasse, quelques-unes ont été supposées s'ouvrir au sommet d'un escalier, tandis qu'ailleurs, sûr les faces orientale et septentrionale, on aurait monté par des rampes souterraines qui venaient déboucher sur le terre-plein, comme au temple d'Hérode. C'était par là que l'on amenait les victimes destinées à l'autel; devant les portes des deux cours principales de l'enclos, elles trouvaient sans doute des plans inclinés qui les conduisaient à ces perrons auxquels les piétons s'élevaient par huit ou dix marches. Ces rampes ont été indiquées en avant des portes qui regardent l'orient.

Le plan dont nous venons d'expliquer et de justifier l'ordonnance rend compte de toutes les dispositions prises en vue de pourvoir aux différents services qui étaient établis dans le temple et dans ses annexes; tous les bâtiments, toutes les cours que mentionnent les livres de l'Ancien Testament y ont trouvé leur place. Le plan est clair et complet; mais l'œil même de l'architecte ne saurait y discerner et y voir l'édifice tout entier, debout sur la haute colline dont il était la gloire. Dans ces traits qui se rencontrent et se croisent sur le papier, on ne saurait saisir l'aspect original et la physionomie vivante du monument, pas plus que l'on ne reconnaît un homme à la trace laissée par son pied sur le sol, pas plus que l'on ne devine, en étudiant cette empreinte, s'il est blond ou brun et quelle est l'expression de sa physionomie. Si nous nous en tenions au plan, notre travail serait donc incomplet et vain ; il ne vaudrait vraiment pas toute la peine qu'il a coûté. Quelles que soient les difficultés de cette tâche, nous devons essayer de restituer l'élévation de l'édifice comme nous en avons restitué le plan, de reconstruire l'édifice depuis la base jusqu'au faîte.

§ 2. — l'élévation du temple

Le problème que nous abordons dans la seconde partie de cette étude serait certainement insoluble si nous étions forcés de nous en

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