‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 173 sur 440 · Mur de clôture de la cour intérieure · texte numérisé non relu

Mur de clôture de la cour intérieure

trancher la question; cependant ils semblent plutôt favorables à cette

dernière hypothèse. C'est celle-ci que nous avons adoptée, et si nous

n'avons pas hésité à le faire, c'est surtout

que ce parti nous paraissait plus conforme

aux traditions de l'architecture religieuse

des Phéniciens. On n'a pas oublié les

exemples que nous avons cités de ces

stèles ou colonnes isolées que l'on rencontrait en avant des temples de la Syrie et

de Chypre1. Sur les stèles consacrées h

Tanit qui ont été retrouvées en si grand

nombre dans les ruines de Carthage, on

voit quelquefois représenté, d'une manière

sommaire, un petit temple devant lequel se

dressent deux de ces colonnes isolées ; nous reproduisons ici un des

bas-reliefs de ce genre où l'on peut le moins se méprendre sur le sens

de l'image (fig. 150). Nous ajouterons encore à cette liste un petit

monument qui, mieux qu'aucun

autre, paraît, malgré ses très faibles

dimensions, pouvoir donner une juste idée de la manière dont étaient

disposées les colonnes fondues par

Hiram pour Salomon. C'est un modèle en terre cuite que possède le Louvre ; on incline à y reconnaître l'image réduite d'un temple, peutêtre d'un temple d'Astarté2. A première vue, les colonnes semblent porter l'auvent qui fait saillie audessus de la porte; mais, si l'on y regarde de plus près, on reconnaît que le fût se termine par un chapiteau en forme de fleuron, qui ne parait pas fait pour servir de support; la pointe qui en sort aurait difficilement joué le rôle de coussinet. L'espèce de socle que le mur projette en avant, des deux côtés de l'entrée, indiquerait plutôt que les colonnes étaient à une certaine distance

i. Histoire de l'Art, t. III, pp. 119-122. 2. Ibid., fig. 208.

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