TOME IV
*J98 LA JUDEE.
où il& recevaient ces hommages fût aussi tout égyptien d'ordonnance el de physionomie?
Le bâtiment latéral qui est à cheval sur le carré du temple et sur celui de l'arrière-cour est formé de trois étages en retraite les uns sur les autres; il rappelle par cette disposition les tours chaldéennes et assyriennes. Pas de portique ni même de galerie feinte comme dans le bâtiment qui enveloppe le temple, mais de grandes faces nues dont l'uniformité n'est rompue que par les fenêtres. C'est une annexe, un bâtiment de service, qui ne comportait pas de formes accentuées et décoratives. Le texte même nous avertissait d'avoir à mettre ici cette simplicité d'arrangement et d'aspect : « Les chambres supérieures étaient à trois étages et n'avaient pas de colonnes pareilles aux colonnes des cours '. » Dans la planche V, en avant du grand pylône du temple, on voit la porte par laquelle on entre dans le couloir de dégagement sur lequel donne l'allée centrale dont les deux côtés sont occupés par les sacristies.
A l'occident, derrière ce que nous croyons être le Parvar, il y a un groupe d'habitations établies sur l'esplanade extérieure; nous avons dit à quel usage pouvaient avoir été affectées, sous les rois de Juda, les constructions de cette partie de l'ensemble; ce n'est là qu'un soupçon, qu'une présomption; mais, du moment que nous l'admettions, nous étions fondés à placer de ce côté une porte qui a son corps de garde. 11 fallait à ce quartier, qui avait sa destination spéciale, une entrée qui lui appartînt en propre et où pût être exercée une surveillance.
Nous nous étions introduits dans l'enceinte sacrée par la porte orientale; nous en sortons à l'occident, après l'avoir parcourue tout entière. Nous avons, durant cette visite, essayé de remplir auprès du lecteur l'office dont l'ange s'acquitte auprès d'Ézéchiel, celui de guide et de démonstrateur. Ézéchiel décrivait un édifice qu'avaient connu beaucoup de ces Juifs auxquels il s'adressait; il avait donc le droit de compter sur leur mémoire pour suppléer aux lacunes de sa description et pour en éclaircir les obscurités. Cette ressource nous faisait défaut; nous ne pouvions nous faire comprendre qu'à condition d'entrer dans plus de détails, de tout spécifier, et encore n'y serions-nous pas arrivé si le crayon n'était pas venu au secours de la parole, si nous n'avions pas eu l'avantage de pouvoir rendre sensibles à l'œil, par le moyen de nos planches et 'de nos diagrammes, les dispositions du plan et de l'élévation. En pareille matière, les explications les plus circonstanciées ne valent pas, ne sauraient remplacer une figure.