‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 188 sur 440 · Ibidem, 40 V · texte numérisé non relu

Ibidem, 40 V

faire pour le temple, il était impossible de peser l'airain de tous ces objets. La hauteur de Tune de ces colonnes était de 18 coudées; elle était surmontée d'un chapiteau d'airain haut de 3 coudées, et entouré d'un treillage et de grenades, le tout d'airain... la seconde colonne était toute pareille1 ... sur le treillage2. »

Enfin nous retrouvons cette même mention, mais plus développée et plus précise, dans un morceau historique qui nous est arrivé comme appendice aux prophéties de Jérémie et qui correspond au dernier chapitre des Bois : « Quant aux colonnes, la hauteur d'une colonne était de 18 coudées, et un fil de 12 coudées en mesurait la circonférence, et l'épaisseur était de 4 doigts; elle était creuse et surmontée d'un chapiteau d'airain, haut de 5 coudées, et entouré d'un treillage et de grenades, le tout d'airain; la seconde colonne était toute pareille [et des grenades]3; et les grenades étaient au nombre de 96 sur les faces; le total en était de 100 autour du treillage4. »

De ces textes se dégagent, à première vue, quelques données très simples qui ne sauraient prêter à l'équivoque et à la discussion. La colonne est ronde; elle a 18 coudées (9m,45) de haut, et 23 (12m,75) avec le chapiteau. Elle est creuse, et la plaque de bronze qui la constitue a quatre doigts d'épaisseur ou un sixième de coudée (0",086). Le diamètre de ce tube, mesuré sur un point de l'élévation qui n'est pas spécifié, se laisse déduire, par un calcul facile, de la dimension attribuée à la circonférence; il est de 3 coudées 9/11 (lm,983). <Juant au chapiteau, il se décompose en deux parties, de 1 et de 4 coudées; peut-être même, s'il ne faut pas expliquer par une simple erreur de copiste le chiffre du second livre des Bois, cette dernière partie se subdivise-t-elle encore en deux éléments distincts; c'est 3 coudées que ce texte assigne au chapiteau, c'est-à-dire sans doute à ce qui en est le membre le plus saillant et le plus apparent.

Si, après avoir relevé ces cotes, on cherche, dans ces descriptions, les motifs qui donnent au chapiteau son caractère et son originalité, voici ce que l'on constate tout d'abord. La masse principale du

1. Il y a là une lacune dans le texte; il parait manquer toute une ligne, que nous retrouverons chez Jérémie. Ce qui a disparu, c'est la description détaillée des guirlandes de grenades. (Note de Reuss.)

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