‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 223 sur 440 · IRois, h, 10; xi · texte numérisé non relu

IRois, h, 10; xi

4. L'incinération n'a jamais été pratiquée chez les Juifs, pas plus que chez les Phéniciens. On a cru trouver la mention de corps brûlés dans un verset d'Amos (vi, 10) et dans le récit des funérailles du roi Asa (Il Chroniques, xvi, 14); mais Reuss doute fort du sens que Ton prête au mot mesraf dans le premier passage; dût-on le traduire, comme le font nos versions, par brûleur, il ne faudrait encore voir là qu'une allusion aux cruels expédients où seront réduits, en punition de leurs fautes, les habitants de cette S a marie que le prophète dépeint assiégée par les Assyriens, affamée et dépeuplée. Quant au texte des Chroniques, il comporte une explication très simple. Le chroniqueur n'a pas voulu parler de l'incinération du corps, mais de la combustion de matières odoriférantes accumulées tout autour du cadavre, pour atténuer l'odeur qui s'en exhalait; Asa avait succombé à une maladie qui, même avant la mort, avait commencé à décomposer les chairs. Voici comment Reuss traduit ce verset : « On l'enterra dans le caveau qu'il s'était fait creuser dans la cité de David, après l'avoir couché sur un lit rempli de parfums et d'aromates, et lui avoir allumé un feu excessivement grand. »

5. Sur le tombeau des Machabées et la ruine qui parait le représenter, voir Gukrin, Description géographique, historique et archéologique de la Palestine. 2e partie, Samarie, t. II, pp. 55-64 (avec deux planches) et 3e partie, Galilée, t. I, pp. 47-57.

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