‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 226 sur 440 · II Rois, xxiii · texte numérisé non relu

II Rois, xxiii

2. De Saulcy, Voyage autour de la mer Morte, 1. 11, pp. 343-324, et Atlas, pi. xliii, xliv et xlv. Gazette archéologique, 4880, p. 489-490 et pi. xxxi.

3. De Saulcy, Atlas, pi. xliii, fig. 2. Gazette, 4880, pi. 34.

4. De Saulcy, Voyage autour de la mer Morte, Atlas, pi. xxxiv. On rencontre aussi la crossette dans les portes de ces synagogues de la Galilée qui ne sont guère antérieures au commencement de notre ère, ainsi dans celle de Kcfr-birim [Palestine exploration fund. The survey. Mmoirs, t. 1, p. 232).

cres de la vallée de Hinnom, dans celui qui est connu sous le nom de Retraite des apôtres, il y a une frise divisée en métopes par des triglyphes ou plutôt par des diglyphes sous lesquels sont ciselées les gouttes classiques1. Dans cette frise et dans l'intérieur de Tune de ces tombes, on trouve, traitée dans le même esprit qu'aux Qbour-el-Molouk et que sur les monnaies des dynasties asmonéennes et iduméennes, cette décoration végétale que nous avons signalée comme caractéristique des monuments postérieurs au triomphe de cette rigoureuse orthodoxie qui proscrit les images.

Si nous n'insistons pas davantage sur la tombe juive, c'est qu'elle manque d'originalité. Elle a commencé par être souterraine, comme à peu près chez tous les peuples, chez tous ceux qui ont à leur portée une roche assez tendre pour être facile à tailler, assez compacte pour ne pas écraser en s'éboulant le dépôt qu'on lui confie ; mais en Judée elle est restée, jusqu'à la chute de Jérusalem, un simple caveau, caché dans le flanc de la colline, tandis qu'ailleurs la tombe bâtie s'est substituée à la tombe excavée dans le roc ou que du moins à cette dernière s'est ajoutée et superposée une partie construite. Le principe des dispositions intérieures de la sépulture parait avoir été emprunté à la Phénicie ; mais nous n'avons aucune raison de croire que l'on ait eu l'habitude de signaler aux regards l'emplacement de la chambre funéraire par un de ces monuments extérieurs et saillants dont il subsiste de si beaux exemplaires sur la côte syrienne, en face de l'Ile d'Arad*. On ne saurait rien indiquer, ni dans les textes, ni dans les débris du passé qui ont été retrouvés sur le sol de la Judée, qui nous autorise à supposer que, sur la tombe même des souverains les plus puissants et les plus magnifiques, d'un David ou d'un Salomon, se soit dressé un édicule, une tour ou une pyramide. On se demande même si le pan de roc dans lequel s'ouvrait l'entrée de la nécropole royale avait reçu une décoration quelconque; elles datent d'une époque très postérieure, toutes ces façades des tombes voisines de Jérusalem où le ciseau a taillé dans la roche vive des pilastres, des chapiteaux, des entablements d'une composition compliquée et d'une facture habile. S'il y a eu des ornements sur la devanture du sépulcre de David et de ses héritiers, ce n'a pu être que des moulures très élémentaires analogues à celles du monolithe de Siloam.

La tombe juive d'avant l'exil n'est donc qu'une forme secondaire

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