‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 235 sur 440 · L'enceinte de Deir Ghuzaleh. Vue de l'intérieur · texte numérisé non relu

L'enceinte de Deir Ghuzaleh. Vue de l'intérieur

guent; cependant, à ne prendre que l'ensemble, c'est le même arrangement, les mêmes lignes courbes enveloppant le terrain consacré, la pierre fétiche placée dans une sorte de chapelle ; et, à côté, une pièce

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197. — Esquisse topographique du site d'Êl-Mareighâl. Quarterly statements, 1882, p. 72.

plus spacieuse où se réunissent les fidèles, le tout à ciel découvert. Les édifices maltais paraissent être le développement d'un type propre à la Syrie, type que les monuments de la Pérée présentent sous une forme plus simple et comme rudimentaire. On remarquera qu'il n'y a même pas ici de porte (fig. 198) ; pour entrer dans le sanctuaire pro-

prement dit, il fallait passer par-dessus le mur, haut d'environ un mètre ; quant à la cour, on pouvait s'y glisser par les intervalles qui séparent les blocs, d'ailleurs plus bas et plus faciles à enjamber. Ailleurs ces enceintes ont une porte en forme de dolmen (fig. 195 et 196) *. Il y a de ces cercles qui atteignent jusqu'à 180 mètres de diamètre; dans celui dont les dimensions sont si considérables, on observe deux rangées concentriques de blocs posés sur le sol ; elles sont séparées l'une de l'autre par une allée, par un espace libre d'environ Jm,252.

Dans ces cercles ou plus souvent à côté d'eux, on rencontre, par

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198. — Plan de l'enceinte de Minyeh. Quarterly statements, 1882, p. 72.

centaines, des dolmens, où l'explorateur qui a examiné ces monuments avec le plus de soin, C. Reignier Conder, incline à voir des autels. Ceux auxquels il reconnaît ce caractère n'ont jamais été ni recouverts d'un tertre ni clos3; ils ne se composent que de deux pierres, hautes d'un mètre environ, qui en supportent une troisième, une dalle dont la face supérieure est plus ou moins aplanie (fig. 199). On observe souvent sur cette face plusieurs trous circulaires en forme de godets ; ces godets communiquent parfois par des rigoles, et presque toujours la dalle, au lieu d'être horizontale, a été inclinée de manière qu'un liquide versé sur la surface, là où elle est le plus élevée au-dessus du sol, eût un

i. Quarterly statements, 1882, p. 70.

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