‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 243 sur 440 · Eoting, Nabatdische Inschriften aus Arabien, p. 9-iO · texte numérisé non relu

Eoting, Nabatdische Inschriften aus Arabien, p. 9-iO

2. La stèle a été rapportée en France, au mois de juillet i885, par M. de Lostalot, vice -consul de France à Djeddah .

3. On en trouvera une traduction dans l'opuscule de M. Philippe Berger à la page 24. Voir aussi E. Renan, les Inscriptions araméennes de Teiina (Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale, publiée par MM. Oppert et Ledrain, in-4°, ire année, J884-1885, p. 41-45).

— Stèle de Teima. Hauteur i"»,10.

Largeur de la tranche, 0n»,12. Dessin de Saint-Elnitt Gautier.

Ce bas-relief est partagé en deux registres. A l'étage supérieur, une figure qui ne peut être que celle du dieu Salm. Au-dessus de sa tête plane le globe ailé; coiffé d'une haute tiare conique, qui se termine en pointe, il tient de la main gauche une longue lance et de la droite une fleur. Le vêtement qui lui tombe jusqu'aux chevilles rappelle par la disposition des plis et par les franges indiquées dans le bas le costume des rois assyriens.

Dans le registre inférieur, un personnage, beaucoup plus petit, est debout devant l'autel; il est vêtu à peu près de même ; mais il a la tête nue et les bras levés, dans l'attitude de l'adoration. Son attitude, son geste sont assez significatifs ; pour le faire encore mieux reconnaître, le sculpteur a eu soin d'écrire au-dessous son nom et son titre : « Selemsazab, le prêtre. »

Si le sculpteur avait eu un plus large champ, au lieu de superposer le dieu à son adorateur, il aurait mis les deux acteurs de la scène en face l'un de l'autre, comme dans la stèle giblite de Yehawmelek, que rappelle beaucoup le monument de Teïma1. La forme générale est la même; le globe ailé occupe la même place dans les deux tableaux ; mais ici l'exécution est très inférieure ; il y a de la gaucherie et dans la disposition adoptée et dans le travail même ; ainsi le prêtre a l'air de tomber à la renverse. Par rapport aux monuments des grandes villes du lit—

i . Histoire de l'Art, t. 111, p. 67 et fig. 23.

toral de la Syrie, c'est ce que l'on peut appeler de l'art provincial ou rural. On remarquera ici un curieux détail, qui fournit comme l'illustration de plusieurs textes bibliques. Il est souvent question, chez les Hébreux, des cornes de l'autel, que saisissent les suppliants * ; or les quatre cornes sont ici indiquées de la manière la plus claire,

207. — Bas-relief de Telma. Pierre calcaire. Hauteur 0™,30. Largeur 0™,35. D'après Euting.

aux quatre angles du dé qui forme la partie supérieure de l'autel. Pour achever de donner une idée de cet art qui cherchait certainement ses modèles en Syrie et en Phénicie, nous reproduisons aussi un petit bas-relief qui a été trouvé à Teïma par Huber, encastré dans le mur du château8 (fig. 207). Le bas-relief est mutilé; l'inscription

i.IRois, 1,50; n, 28.

2. Ce fragment a été rapporté aussi par M. de Lostalot. Il est déposé en ce moment à l'Institut, dans le cabinet de la commission des inscriptions sémitiques; il ira plus tard rejoindre au Louvre la stèle de Teïma.

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