‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 279 sur 440 · Exode, xxviii · texte numérisé non relu

Exode, xxviii

3. Au sujet de cette pièce de joaillerie et des gemmes qui la composaient, voir dr Sadlcy, Recherches sur le costume sacerdotal chez les Juifs (Revue archéologique, n. s., t. XX, p. 115).

4. Les versets 17-20 du chapitre xx vu i de YExode donnent toute une énumération des pierres alors les plus employées; mais il est bien difficile d'arriver à savoir la valeur exacte de chacun des termes de l'original. Les traducteurs rendent tous ces mots un peu au hasard.

à donner le ton et à fournir les modèles. Vous verrez bien dans les ouvrages spéciaux un certain nombre de monuments décrits sous le titre &' intailles hébraïques^ \ mais à quel signe les a-t-on distingués et reconnus? Ce n'est ni à la forme ni à la facture, ni au choix et au sens de l'image. La forme est d'ordinaire celle du cône ou de l'ellipsoïde et de leurs variétés, ces formes que la Phénicieade bonne heure adoptées comme plus commodes que le cylindre et le scarabée. Quant à la facture, on y retrouve cette facilité sans distinction, cette adresse un peu banale qui caractérisent tous les produits de l'art phénicien. Pour ce qui est des motifs d'ornement et des symboles, lorsqu'il y en a dans le champ du cachet, ils ne diffèrent pas de ceux qui constituent le répertoire courant du décorateur phénicien2. On tire donc surtout parti du mode de composition des noms propres gravés sur la pierre ; mais on n'a peut-être pas usé toujours de ce critérium avec assez de réserve. Le nom de Iahvé forme-t-il l'un des termes du nom théophore qu'on lit sur une intaille, on est fondé à croire que ce dernier a été porté par un Juif; dans les noms phéniciens c'est Baal, dans les noms araméens c'est El qui occupe la place réservée dans les noms hébraïques à l'élément Yahou. Cet élément n'entre d'ailleurs pas dans tous les noms juifs, et là où il manque, la certitude n'est plus la même. On incline à supposer des Israélites partout où l'on rencontre ce que l'on appelle un nom biblique ; or un certain nombre des noms que l'on désigne ainsi font partie du fonds commun des dialectes sémitiques et pourraient aussi bien avoir appartenu à des hommes de Tyr ou de Sidon qu'à des habitants de Jérusalem ou de Samarie3. Sous toutes. ces réserves, il y a pourtant lieu d'admettre que l'on possède plusieurs intailles qui ont vraiment droit à ce titre A} hébraïques. La paléographie contribue d'ailleurs à confirmer l'hypothèse fondée sur l'onomatologie. Dans les plus vieilles inscriptions hébraïques, les lettres sont les mêmes que dans les inscriptions archaïques de la Phénicie et cependant, pour un œil exercé, elles ont une physionomie légèrement différente; la main des scribes, dans la vallée du Jourdain, n'avait pas tout à fait les mêmes allures que dans les villes du

1. Voir dans les Mélanges d'archéologie orientale de M. de Vogué (in-8°, 1878) le mémoire intitulé Intailles à légendes sémitiques, et, dans M. Menant, Recherches sur la glyptique orientale, 2e partie, 1886, les pages 227-231.

2. C'est ce qui nous a permis de donner déjà, dans le chapitre que nous avons consacré à la glyptique phénicienne, plusieurs intailles qui paraissent avoir été des cachets exécutés pour des Juifs (Histoire de l'Art, t. III, fig. 423, 450, 451).

3. Des noms comme Nahoum, Mehanemet, Ouzzia, Akbor, etc., peuvent être aussi bien phéniciens que juifs.

LA GLYPTIQUE

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