‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 283 sur 440 · Clermont-Ganneau, Sceaux et cachets, etc., n · texte numérisé non relu

Clermont-Ganneau, Sceaux et cachets, etc., n

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On ne s'est d'ailleurs pas toujours contenté de ces motifs qui, par leur caractère purement ornemental, étaient de nature à ne pas choquer même les rigoristes les plus outrés. Voici une pierre, en forme d'ellipsoïde à deux faces, que Longpérier croyait hébraïque1. Sur une première face on voit une figure d'homme debout tenant un bâton, accompagnée de l'in scvïytion : De She baniah (Sébénias).

Le personnage est dans l'attitude de l'adoration. Sa jupe courte, qui laisse le buste nu, rappelle le pagne égyptien (fig. 228).

Au revers, on lit, entre deux globes ailés, les mots :

De Shebaniah, fils d'Ozziah. Là le symbole est tout phénicien; ailleurs, dans un taureau passant, gravé entre les deux lignes de la légende : De Shemayahou, fils de Azaryahou, on peut reconnaître une de ces idoles qui furent longtemps la représentation populaire de Iahvé (fig. 229)*.

Sur une pierre que M. de Vogué croit aussi hébraïque, l'inscription : De Nathanyahou fils de Abdyahou est intercalée entre deux bouquetins, animaux qui paraissent avoir été consacrés à la grande déesse syrienne, particulièrement quand elle était adorée sous la forme d'Ànat ou d'Anahit (fig. 230) 3. Une intaille qui a un caractère païen encore plus

228. — Sceau de Shebaniah, au double de la grandeur réelle. Ellipsoïde bombé. Cornaline saphirine.

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