Soulier syrien. Lortet, la Syrie d'aujourd'hui
chaussure du soldat hétéen, et il fallait qu'elle tînt bien au pied, pour ne pas l'abandonner pendant la marche et le combat. Dans celui de tous nos monuments où le détail en est le mieux conservé (fig. 282), elle a le caractère d'une bottine à haut quartier, ouverte, à ce qu'il semble, sur le cou-de-pied ; un cordon qui fait plusieurs fois le tour de la jambe l'y attache au-dessous de la naissance du mollet1.
C'était bien là une chaussure nationale, et ce qui le prouve, c'est qu'elle avait attiré l'attention des deux peuples par qui
les historiens modernes ont d'abord connu les Hétéens. C'est ce qu'a démontré, pour les Égyptiens , une observation qui a été faite récemment à Thèbes ; dans le grand tableau du Ramesséum qui représente la bataille livrée autour de Cadech et la prise de la ville, quelques-uns au moins des sculpteurs qui concoururent à la décoration de l'édifice ont tenu à indiquer ce trait du costume de l'ennemi ; dans la partie de droite du tableau, c'est-à-dire du côté sud, tous les Khi ti ont des chaussures à pointes relevées, et cette même particularité est marquée avec une exagérât ion voulue dans un petit tableau, représentant aussi un épisode de cette même campagne, qui est ciselé sur un mur intérieur du temple *