‹ Histoire de l'art dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 64 sur 440 · C'est l'opinion de MM. Baux et Gouin · texte numérisé non relu

C'est l'opinion de MM. Baux et Gouin

3. On retrouvera ce poignard dans une statuette de bronze appartenant au Louvre et de provenance inconnue que nous avons publiée dans le tome III de Y Histoire de l'Art (p. 433, fig. 308). Gomme l'avait soupçonné Longpérier, ce doit être une figurine sarde; à notre connaissance, cette forme de poignard n'a pas encore été signalée hors de la Sardaigue.

9'j. — Carquois

détaché d'une

statuette.

Bulleitino, 188'», pi. IV, fig. 3.

C'est ce que l'on observe dans un manche de poignard qui provient de Teti (fîg. 94) !. 11 est largement ajouré. Deux bandes de métal relient l'un à l'autre les deux montants qui dessinent un ovale ; sur ces traverses comme sur tout le pourtour de la pièce règne un ornement en forme de tresse. La lame, aujourd'hui brisée, s'engageait dans la poignée par une soie que fixait un clou unique. Deux petites figures d'animaux sont modelées, en relief, sur une des faces de ce manche. Une grenouille saute sur le bord de la garde; derrière elle s'allonge un lézard, la bouche ouverte. Peut-être ce groupe rappelle-t-il l'affût et ses longues attentes , l'affût qui devait jouer un grand rôle dans la guerre d'embuscades et de surprises où excellaient ces montagnards.

Nous insisterons moins sur d'autres armes dont les formes ne présentent rien qui ne se retrouve ailleurs ; il y a là des pointes de lances, les unes triangulaires et à nervure centrale, les autres rondes2; il y a des haches k simple ou à double tranchant, ces dernières avec une douille centrale où s'insérait le manche3. L'arc était en bois : il a donc disparu; mais on retrouve des tètes de flèches en bronze4. Quant au carquois, nous le connaissons, comme l'arc, par les statuettes, qui en reproduisent la disposition avec une minutieuse exactitude (fig. 95). Le bras gauche était protégé contre le choc de la corde de l'arc par un gantelet, qui est indiqué dans plusieurs figurines (fig. 96).

Si de l'armure offensive nous passons à la défensive, nous remarquons d'abord le casque, auquel les hautes cornes qui le surmontent donnent une forme si particulière (fig. 54 et 67) ; chez certains soldats ou chasseurs, il paraît remplacé par un bonnet de cuir (fig. 61) ou même de laine (fig. 65). La plupart des guerriers sardes portent deux

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