‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 105 sur 349 · Annali, 1872, pi. I · texte numérisé non relu

Annali, 1872, pi. I

conducteur de chevaux et hardi marin, dans les conditions de sa vie mortelle. Membre ou chef d'une naucrarie, il s'était distingué en commandant un des garde-côtes, comme nous dirions, qui faisaient la police des rivages et des ports de TAttique, qui les protégeaient contre les incursions des pirates, des pirates phéniciens ou des insulaires de l'Archipel.

C'est à une autre catégorie qu'appartient le seul vase à peu près complet que décore un épisode

emprunté à ce chapitre du répertoire. Il s'agit d'une cruche dont la forme, vraiment élégante, paraît empruntée à la vaisselle de métal (fig. 62).

Le tableau se développe tout autour de la panse. Ce que le peintre a voulu figurer, c'est une tentative de débarquement, peut-être un débarquement de pirates, que repoussent les habitants du pays ainsi menacés (fig. 63). Aucun trait ne marque la distinction de la terre et delà mer; mais il y a des guerriers à droite et à gauche du bâtiment, ce qui suppose celui-ci engagé dans une anse ou dans le lit d'un fleuve. Le timonier a la main sur la large rame qui fait l'office de gouvernail; il s'applique à tourner le navire de manière à faciliter la défense ou à préparer la fuite. Les deux soldats qui figurent l'équipage sont dans une situation périlleuse : ils cherchent, avec l'épée, la lance et l'arc, à faire front de toutes parts ; autour de la galère, on voit chanceler et tomber des blessés ^

i. FURTW.ENGLER, GHechiscke Vasen des s. g. geometrischen Styls (Arch. Zeitung, 1885, p. 132-134). Sur les images de navires et de scènes maritimes qui se rencontrent dans les peintures des

Page 1