‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 113 sur 349 · Seau de bronze · texte numérisé non relu

Seau de bronze

Knnsthistorischer Atlas, pi. L

1. Kunslkistoiischer Atlas, herausgegeben von der k. k. Central-commission zur Erforschung und Erhaltung der Kunst und kistorischen Denhmale, etc. Abtheilung L Sammlung von Abbildungen vorgeschichtlicker und fruehgeschichtlicher Funde aus den Lœndem der Œsterreichischunjarischen Monarchie, redigirt von D' Much; 100 planches et nombreuses ligures dans le texte, Vienne, 1889.

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sors des princes et dans les tombes qu'ils pillaient. Us regardaient, ils admiraient; les impressions ainsi reçues ne purent manquer de les inciter à développer et à perfectionner le mode d'ornementation qui leur était familier.

D'autre part, les artisans habiles ne manquaient pas en Grèce ; ceux qui avaient jadis travaillé pour les rois achéens avaient laissé derrière eux des héritiers de leurs procédés et de leurs secrets. Privés de leur ancienne clientèle, ces ouvriers avaient intérêt à s'en assurer une nouvelle, à fabriquer des objets dont la façon fût en rapport avec le goût des puissants du jour. Ils n'avaient, pour y réussir, qu'à s'inspirer de ce qu'ils voyaient. Les motifs du décor linéaire ornaient les armes des guerriers du Nord, les bijoux dont leurs femmes étaient parées, les vêtements qu'ils portaient et les attaches qui servaient à les fixer sur le corps; ce serait là, dans tout cet appareil du costume et de l'équipement des nouveaux maîtres de la Grèce, que le céramiste, élève des vieux ateliers, aurait cherché des suggestions et des idées.

Ce qui a dû prêter le plus à ce genre d'emprunts, c'est le métal. Nous ne connaissons ni Tépée, ni le casque, ni le bouclier du soldat dorien; mais il en est autrement de la fibule. Celle-ci n'apparaît à Mycènes que fort tard, dans des sépultures de la ville basse, qui sont peutêtre du temps où les Doriens avaient déjà pris pied dans le Péloponèse*. Au contraire, ces agrafes se rencontrent fréquemment dans les tombes qui renferment des vases de style géométrique et on les a aussi ramassées dans les plus anciennes des couches de débris qui, à Dodone et à Olympie, se sont formées autour des temples, par l'accumulation des offrandes ^ La fibule porte donc avec elle sa date, au moins approximative. Ce serait vers le x® siècle que F usage aurait commencé de s'en répandre chez les Grecs, et l'on est fondé à y chercher le type de l'ornementation que le métal recevait de l'artisan, chez les Doriens et chez les tribus congénères. Pour justifier cette assertion, il suffira de montrer ici une

i. Histoire de CArt, t. VI, p. 590, 990.

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