‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 116 sur 349 · Ibid,,i. IV, p. 325-3 Jl · texte numérisé non relu

Ibid,,i. IV, p. 325-3 Jl

'A. DuEMMLER, Reste vorgriechischer Bevœlkerung auf den Cycladen (Athen, Mitth., t. XI, p. 15-46, et Beilage 2); il présente plusieurs vases à décor linéaire très simple.

4. DuEMMLBR, Der kyprische geometmche Styl {Athen, Mitth.y t. XIII, p. 280-294). Le style géométrique de Cypre serait une branche, qui ne s'est pas développée, du style dont est sortie Tornementation du Dipylon. Il aurait été apporté à Cypre par l'immigration arcadienne; il est resté plus simple que celui de TAtlique. La ligne droite y domine; il a une prédilection marquée pour les rectangles et les triangles; il use aussi des cercles concentriques, mais ne les relie pas par des tangentes; il n'emploie pas, pour remplir ses bandes, la spirale ni le chevron. Comme échantillons de ce style, \' oir Histoire de V Art, t. III, fig. 478 (trouvé à Jérusalem, mais peut-être de provenance cypriote), 479, 486, 487, 488, 491, 492, 494, 497, 498. etc.

5. Sur le géométrique primitif de l'Attique, Botho Gr^f, Arch, Anzeiger, 1893, p. i6; sur celui de la Béotie, voir Holleaux, Monuments et mcmoires, t. I, p. 35-40.

6. Nous ne pouvons que signaler ici une fabrique que représentent de nombreux exemplaires du musée de Naples et quelques spécimens épars dans les autres galeries

auxquels il est difficile d'assigner une date, même par comparaison; on ne sait s'ils sont plus anciens ou plus récents que les vases à tons mats et que les vases à tons lustrés de Mycènes et d'ialysos.

Les ouvriers qui façonnaient ces vases communs, uniquement destinés à la consommation locale, ont-ils, au contact des immigrants, pris une part active à Télaboration du style nouveau, ou le rôle principal appartient-il, dans ce travail, aux continuateurs de la tradition mycénienne? 11 est rare à une corporation d'artisans de modifier d'elle-même les procédés d'exécution qui lui ont valu la vogue et la fortune. On serait dune conduit à supposer que le style géométrique s'est plutôt constitué dans des ateliers qui n'étaient pas ceux où se transmettaient, de père en fils, les pratiques de l'industrie la plus savante.

Ce qui confirme cette conjecture, c'est que la production des vases de style géométrique a commencé avant qu'eût cessé celle des vases de style égéen. Dans maints amas de tessons, à ïirynthe, à Mycènes et à Ménidi, le quatrième style de la poterie mycénienne, celui qui en marque le déclin, n'est pas représenté ou ne Test que très faiblement; des débris de vases qui rappellent ceux du Dipylon se trouvent mêlés à ceux des vases mycéniens du troisième style. Au contraire, là où, comme dans le corridor du Trésor d ktrée\ on ramasse beaucoup de fragments du quatrième style mycénien, il n'y a pour ainsi dire pas trace des vases à décor géométrique rectiligne. Ceux-ci se fabriquaient peut-être déjà dans les alelicrs d'Argos, où était établie une colonie dorienne, tandis qu'à Mycènes l'ancienne industrie achevait son évolution*.

Si la céramique mycénienne et celle qui lui succède ont ainsi vécu côte à côte pendant un certain temps, l'une terminant sa carrière pende TEurope. On a proposé, pour les désigner, le nom de vteua; apuliens (alt-Apulisch). Ils sont caractérisés par une décoration toute géométrique et par des formes souvent re'cherchées et bizarres. Winter, qui en a figuré quatre exemplaires {Athen, Mitth.y 1887, p. 240-242), se demande s'ils ne sont pas originaires de Cypre, conjecture qui parait bien hasardée ; il y a là des formes que Ton n'a pas encore rencontrées à Cypre. Nous croirions plutôt à une fabrication locale, qui paraît s'être prolongée très tard.

Des vases de cette fabrique ont été figurés ou décrits dans d*Hancabville, Cabinet Hamlltort, I, pi. 46, pi. 113; De Ladorde, Collection de L'^mberÇy H, pi. 48, n°» 42 et 43; FurtwvEn- CLER, Catalogue des vases de Berlin, n^ 248 et suivants, 3908 et suivants ; Edw. Robinson, Catalogue of Greek, Eti-uscan and Roman vases, Boston, p. 54 ; K. Masner, Die Sammlung antiker Vasen,., im L k, œsteireich Muséum, n^* 38-41 et pi. I; Furtwjsngler, Bronzefunde von Olympia, p. 8-9; Pottier, Vases antiques du Louvre, pi. 29-32.

1. FuRTw.F..\GLER et Lœschile, Mxfkeniscke Vasen, p. xr. Duemmler donne aussi, à propos de Cypre, de bonnes raisons pour croire que le style géométrique a été, au moins dans certaines parties de la Grèce, contemporain du style mycénien {Atken. Mitth., t. Xllf, p. 288-29fr).

dant que Taulre développait ses méthodes, on ne saurait s'étonner de découvrir des vases qui, par leurs formes et par le goût de leur décor, tiennent à la fois de Tun et l'autre style. Il existe de ces vases dans différentes galeries; mais la liaison des deux types se fait encore mieux sentir là où l'on peut l'étudier dans tout un groupe de poteries qu'il y a lieu de croire issues d'un même atelier. Tel est le cas pour une série de poteries qui proviennent d'une nécropole deSalamine ^

Ces vases sont tous de petite dimension, et rappellent, par leurs formes, la poterie mycénienne. Il y a là nombre d'exemplaires de Vam-

phore à étrier (fig. 86) ; mais, dans le décor, aucune trace de cette fantaisie, de ce goût pour l'imitation des plantes, des animaux marins et des insectes qui caractérise le véritable art mycénien.

Rien ici qu'un décor linéaire très simple, des bandes de rouge et de brun qui courent autour du bas de la panse, et au-dessus, dans le voisinage du col, des triangles quadrillés et des demi-cercles qui s'opposent par leur convexité. Ce qui pourtant est un souvenir de l'ornementation antérieure, c'est la spirale, que n'emploie guère le peintre du Dipylon, tandis qu'il fait un usage constant de la croix gammée et du méandre, qui manquent à Salamine (fig. 87). Les motifs sont d'ailleurs loin d'être aussi pressés ici que dans la poterie du Céramique ; une large part du champ reste vide. Cette poterie de Salamine, c'est à la fois du mycénien appauvri et du géométrique à l'état naissant ^

Étant donnée cette coexistence plus ou moins prolongée des deux céramiques, on s'attend à constater que certaines formes et certains motifs leur sont communs. La céramique du Dipylon, nous l'avons constaté, n'a pas gardé toutes les formes que sa devancière affectionnait. Quant aux motifs, il y en a quelques-uns qui se retrouvent de

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