‹ Histoire de l'art dans l'antiquitéChapitre 138 sur 349 · TOME VU · texte numérisé non relu

TOME VU

109. — Pendant de oollier. Or. Longueur, 0*,116. Evans, fig. 8.

ressemblent à celles de sphinx en ivoire qui proviennent du palais nord-ouest à Nimroud, et qui sont peut-être phéniciens. Insérés dans

les creux du métal, des lamelles de verre bleu dessinaient Tare des sourcils et le globe de Tœil,

Plusieurs colliers sont faits de perles d'or qui alternent avec des perles de cornaline. Parmi les pièces qui entraient dans la composition d'une de ces parures, il y a un ornement curieux : c'est une poire d'or qu'enveloppe une main ouverte (fig. 110). Dans cette poire, on a cru reconnaître un sein de femme, et l'on a rappelé le geste dlsis qui, quand elle allaite Horus, porte les mains à sa poitrine^ C'est à ce geste, symbole de la fécondité, que l'orfèvre, a-t-on dit, aurait fait allusion en créant ce motif. Nous avons peine à le croire. Avec la disposition ici adoptée, le geste n'aurait plus de sens. Les doigts auraient beau presser la mamelle, la paume de la main, appliquée sur le mamelon, fermerait le passage au lait. Il y a une explication beaucoup plus simple. Ce que l'ouvrier a voulu représenter, c'est un fruit que saisit, par sa

base, la main qui le cueille, un fruit qui serait une poire ou une grenacje.

Voici qui confirme cette conjecture :

sous chacune de ces grosses pièces, il y a un autre fruit, facile à reconnaître. C'est, enchâssé dans une capsule d'or, un gland, taillé dans une pierre d'un vert d'olive. Rien n'est plus naturel que de rapprocher ainsi, pour en composer un ornement unique, deux objets de même espèce. Des autres colliers, rien à dire, sinon que leurs perles d'or côtelées rappellent les perles de faïence émaillée qui abondent' dans les tombes égyptiennes du x^ et du ix^ siècle (fig. 111). Notons aussi

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