Histoire de VArt, t. VI, p
4. Odyssée, XV, 460; XVIII, 295. Helbig, VÉpopée, p. 342-343.
5. Studniczka, heitrmge zur Geschichte der (dtgriechischen Tracht, in-8, Vienne, 1886, 143 pages, 47 figures dans le texte. Helbig, l'Épopée homérique, chap. xi-xv.
Dès lors les Grecs connaissaient à la fois les étolTes de lin et les étoffes de laine. Le nom du lin se rencontre chez Homère*. D'ailleurs, les épithètes que le poète attache à maintes pièces du costume, celles qui impliquent un tissu léger, d'un aspect uni et lisse, n'ont de sens que si elles s'appliquent à la toile. La toile seule peut prendre, par le blanchissage et par l'apprêt, ce brillant que l'on parait avoir si fort apprécié-. Ce n'étaient d'ailleurs pas là toutes les façons qu'elle reçût. 11 y a lieu de croire que, dans certains cas, on la plissait artificiellement, par des procédés analogues à ceux qu'aujourd'hui encore le paysan albanais emploie pour obtenir les fronces de sa fustanelle. Par les monuments de l'Egypte, de la Chaldée et de la Syrie, nous avons la preuve que les Orientaux aimaient à gaufrer ainsi la toile^ Si les Grecs leur ont emprunté l'usage et le nom même de la tunique*, ils ont dû leur prendre en même temps le goût de ce tuyautage. C'est une étoffe qui a subi cette manipulation que désigne l'expression o^perToç ytTwv, tunique tordue; une torsion prolongée est un des moyens que l'on emploie pour rider ainsi la toile.
Quant à la laine, la préparer et la tisser était une des occupations principales des nombreuses servantes qui faisaient partie de toute maison bien tenue^ On en fabriquait des tapis (TàinnTc;)^ des couvertures de lit^ et des manteaux ()^>.a^val)^ La laine fournissait aussi la matière d'autres pièces du vêtement, du peplos par exemple.
Le costume ordinaire des hommes se composait de deux pièces : la tunique (y^iTciv) et un manteau qui le plus souvent est appelé chlama^j mais qui porte aussi parfois le nom de pharos {(fifozj.Les verbes dont se sert l'épopée pour indiquer l'action de mettre la tunique (Jtiw, 55uv(t), ev^jw, ev^'Jvw) donnent à penser que c'était un vêtement où l'on entrait, que ï on passait, comme on fait chez nous la chemise *° ; c'était,