Odyssée, XIII, 224; XV
chlaina simple (airW^e; ^^aivai) et celle qui était assez ample pour que, si Ton n'avait pas à s'en envelopper le corps tout entier, on la pliât en deux, doublant ainsi l'étoffe (^iTrXaÇ, jr^aiva SittXt,)*. A la différence de la tunique, la chlaina était attachée au cou par une agrafe ^ La laine était teinte en couleur ; c'était le rouge et le pourpre que l'on préférait ^ L'étoffe était souvent ornée de dessins dont le caractère n'est pas nettement défini par le poète^. Ces ornements étaient parfois des figures. Sur une diplax de sa façon, Hélène avait représenté les combats entre Troyens et Achéens \ Ce ne pouvait être que des broderies à l'aiguille.
La chlaina était indifféremment portée par tout le monde, gens de haute ou de basse condition. Le pharos était le manteau des rois. Il devait être beaucoup plus large, car il reçoit d'ordinaire l'épithète [jLeya, grand, qui n'est jamais appliquée à la chlaina^. U ya lieu de croire que \e pharos était en toile; les poètes désignent parce terme non seulement ce manteau d'homme, mais encore différentes pièces de tissus, tels que langes^ linceuls^ et voiles de navires^ qui ne peuvent avoir été faits que de fil. C'était donc moins une défense contre le froid qu'un vêtement de luxe et d'apparat, souvent d'un beau ton de pourpre *^
Une peau de bête remplaçait au besoin le manteau. Les guerriers portaient des peaux de lion, de panthère ou de loup, les patres et leâ paysans, des peaux de cerf, de mouton ou de chèvre **.
Le principal vêtement de la femme s'appelle, dans l'épopée, éavo; ou 7re:rXoç ; les deux mots paraissent synonymes. Ce vêtement se posait directement sur la peau ; c'est ce qui ressort clairement de plusieurs des passages où il en est question. Quand Héra médite de séduire Zeus, elle se lave tout le corps avec l'ambroisie et elle le baigne de parfums.