Iliade, VIIÏ, 221 ; Odyssée, VIIÏ
11. Iliade, lïï, il; X, 23, 29, 177, 234. Odyssée, XIIÏ, 436; XIX, 23.
C'est donc qu'elle est nue. Puis ces apprêts terminés, elle revêt le bel héanos dont Athéna lui avait fait présent ; elle Tattache à la hauteur de la poitrine, avec des agrafes; ensuite, par-dessus, elle boucle la ceinture*. Point de tunique ; c'est V héanos dont le moelleux tissu s'applique sur ce torse divin qu'elle a ainsi préparé pour surprendre et charmer son époux. Lorsque Pallas, avant de s'armer pour le combat, laisse glisser à terre son peplos pour revêtir le chiton de Zeus, il est évident que le vêtement dont elle se débarrasse correspond, dans le costume féminin, au chiton des hommes ^
L'A^awo^et le j9e/>/o5 descendaient jusqu'aux pieds, comme suffit à l'indiquer l'épithète éXxeaiTueTc^oç, qui traîne son peplos, dont l'emploi est très fréquent. Us se fixaient sur le buste avec des agrafes ; sur le peplos que l'un des prétendants, Antinoos, donne en présent à Pénélope, il y avait douze broches d'or, irepova'.. Enfin le peplos était le plus souvent de couleur, jaune comme le safran, d'un bleu sombre, ou rouge comme le feu^ Des dessins plus oumoins compliqués (^aiSxXa mXkoi) se détachent d'un autre ton, sur les teintes vives de ces fonds*; aussi le peplos esi-'û souvent qualifié de bigarré (7rovxiXo;,7ua(X7coixiXoç)\ Or la couleur ne prend pas aussi aisément sur le fil de lin que sur la laine. Là donc où sont mentionnées, dans ces temps reculés, des étoffes polychromes, il y a toute chance pour que celles-ci soient des tissus de laine. S'agit-il au contraire de la toile, c'est toute une autre série d'épilhètes que l'on rencontre, des adjectifs qui vantent la blancheur de l'étoffe.
Par le rôle qu'il joue, par son mode d'attache et par la matière dont il est fait, le /?^/?/o,? homérique estdoncdéjà celui dont s'habilleront, quelques siècles plus tard, les femmes qui serviront de modèles à Polyclète et à Phidias. C'est un vêtement sans couture, fait d'une pièce d'étoflfe rectangulaire pliée en deux dans le sens de la plus grande dimension. Les deux bords sont reliés l'un à l'autre, au-dessus de l'épaule et sur le côté, par une suite d'épingles ; inégalement écartées, celles-ci laissent, en haut, passer les bras, qui se montrent nus dans toute leur longueur, d'où l'épithète XeuxwXevoç , aux bras blancs. Audessous du genou, plus d'agrafes qui ferment la fente. Dans le mouvement de la marche, les lisières de l'étoffe s'écartent et découvrent le